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2008-09-30

23 septembre 2008

Brengues et le sentier des Anglais...







au milieu de la falaise, il était un château troglodyte ; en cas d'attaque, les villageois montaient se protéger dans les dépendances attenantes, tandis que le Seigneur de Cardaillac organisait la défense... Pour y accéder... un sentier à flanc de côteau , des portes de part et d 'autre solides plus solides que les maisons d' aujourd'hui.... chateau dit des Anglais... marque de la Guerre de Cent ans qui a fait rage ici..






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ou porte végétale...






lieu de protection de la vallée et pas loin l'eau qui permettait la survie en cas de siège...

















et puis redescendre dans la vallée...





avec les premières couleurs et d 'odeurs d 'automne comme plaisir...










2008-09-27

lundi 22 septembre

ballade sur le Causse pour voir le menhir de Bélina... une masse énorme large qui indique les quatre point cardinaux... penché en avant vers le Sud... Bélina de la racine celte "belon" le soleil... qui étaient les hommes qui ont érigé ce mégalithe ? pour quelle occasion l'ont-ils fait ? pour conjurer un sort ? célébrer un événement ? il est là depuis combien de temps ? il me survivra sans aucun doute... de face, on dirait un monstre !



ruines... désolation... et dire que les constructeurs dans un autre temps ont dû être si fiers de la dernière pierre posée

toc ! toc! toc ! qui habite cette si petite maison ? je n'y ai vu personne sans doute que j'avais fait trop de bruit en m'approchant... ce sera pour une autre fois...

arbre


du haut de sa hauteur, il veille sur la montée vers le foirail...
j'aime son côté épanoui, protecteur... un peu bonhomme...

Dimanche 21 septembre

11 h : exposition « campagne en patrimoine, campagne en devenir »
12 : concert de flûtes très agréable
15 h : sur le foirail, rassemblement des candidats à un voyage en bus pour découvrir la campagne figeacoise avec un guide très intéressant…
18 h : concert d’un quintet : je trouve l’église du Puy trop froide et préfère rester à l’extérieur avec mon bouquin, ce qui ne m’empêche pas d’entendre le concert
20 h : le soleil disparaît ; je me lève ; une autre lectrice aussi ; elle doit avoir 70 ans ; nous redescendons ensemble, en parlant… livres

La journée a passé à toute vitesse… avec un tel programme !

samedi 20 septembre

nouveau marché… nouvelle semaine qui commence…
c’est un formidable lieu d’échanges, de nouvelles ; comme j’y suis de bonne heure, c’est l’heure des retraités et les échanges sur la santé des uns et des autres avec force de gestes : « té ! on lui a fait un corset de plâtre ; y a que les nichons qui sortent par les trous qu’ils ont fait… les nichons comme ça »… ça fait si longtemps que je n’ai pas entendu ce mot « nichon »…
journée du patrimoine chargé : dès 7 h 54 pour les plus courageux, la troupe Glisssssendo propose un « lever du soleil »… puis on peut choisir sur le marché une carte postale sonore jouée par un jeune couple : elle en robe de mariée et lui en costard des années folles… trombone et clarinette : notes de gaieté supplémentaire

après quelques courses, je rejoins le service du patrimoine où est organisé un jeu passionnant sur les marchands de Figeac au Moyen Age ; je fais équipe avec Anne : une trentaine d’années, elle est venue quelques jours prendre des forces avant d’entamer des études d’infirmières au Carmel… le jeu ? un genre de jeu de l’oie qui nous entraîne sur les mers vers les routes des épices, des soieries, des… esclaves. Figeac était au Moyen Age, la ville du commerce internationale malgré son absence de port…

un détour par la place des écritures et une audition des violonistes de l’école intercommunale de musique… belle prestation…
l’après-midi, en regrettant un peu mais je choisis d’assister à deux animations en salle : le livre d’artistes, belle découverte , puis la recette de l’estouffade sous forme de carte postale sonore : interview réalisé pour donner la recette, son histoire, sa perception par les convives… c’est la première, deux autres ont prévues dans le contrat qui lie la troupe « ouïe-dire » au Conseil Général, Régionale, DRAC, etc

pour me réchauffer, je trouve refuge sur mon muret préféré au soleil… 19 h : étrange mélange de sons : clameurs des supporters du rugby depuis le stade proche, Angélus des églises de la ville, bribes de chants de la messe en cours, cris d’enfants joueurs… 19 h 54 : la troupe Glisssssendo nous propose un coucher de soleil déambulatoire : impressionnant ! 9 musiciens qui semblent glisser sur le sol, en grande robe noire avec des instruments de musique bidouillés, les cuivres brillent ; ils nous entraînent sur la place Vival et nous invitent à nous asseoir ; je pense aux Vosges, où ce serait impossible : le sol est ici chaud, il fait bon ; ils peuvent prévoir sans crainte des activités extérieures le soleil est plus souvent au rendez-vous que la pluie !





Puis visite commentée de la ville à travers 5 aspects (un par guide) : le fer forgé, la place de la religion au fil des siècles avec visite de la chapelle du Carmel et du jardin, l’eau, les signes sur certaines pierres dans les constructions et le quartier d’Aujou, quartier des marchands. Outre l’intérêt des explications, cette déambulation me permet de faire connaissance avec Marik, prof d’histoire de l’art qui vit entre Azay le rideau et Figeac… nous nous reverrons…
Au Carmel, je revois Anne ; elle repart demain ; elle aime venir là, car on ne lui demande pas comment elle va, on ne lui pose aucune question ; elle aime cet anonymat… hm ! comme je la comprends, moi qui apprécie tant de pouvoir aller et venir au gré de ma fantaisie sans contrainte, sans regard en biais de méfiance…
Il est presque minuit quand je rentre… heureuse de m’allonger… la visite de la ville a duré 3 h... debout tout le temps, bonjour le dos !

vendredi 19 septembre

café n° 2 , quelques lettres écrites, un passage près du magasin d’artisanat : Véronique n’est pas là, c’est un peintre qui la remplace… bel échange… après avoir vécu à Lyon, Paris, Vannes, Figeac, il a hésité entre Vannes et Figeac… il aime peindre les couleurs de la Bretagne… nous nous reverrons…
s’asseoir dans le petit jardin, lire entre ombre et soleil, s’allonger sur l’herbe et s’assoupir un peu, partir aux quatre coins du monde avec Marek Halter jusqu’à la fermeture qui me surprend…
rejoindre alors un muret de la place de l’église, choisir une pierre confortable, creusée par l’eau, le vent et le passage de tant de … fesses… délire intérieur sur les culs du monde… je ris toute seule…
le vent est agréable… je redescends pour souper avant la conférence sur le patrimoine rural figeacois à la mairie… très intéressant… les commentaires des photos projetées m’apportent connaissance plus fine et compréhension de ce que j’ai déjà vu le long des chemins…

jeudi 18 septembre

à 11 h, je me rends dans le « meilleur » café très près de chez moi… très bel endroit, confortable… c’est en fait un magasin de thés et de cafés et accessoires avec un espace dégustation… le lieu a été aménagé par le jeune couple qui le tient avec beaucoup de goût, de finesse. Comme on choisit son café, je décide de commencer par le n° 1 et quand j’aurai tout goûter, je pourrais commander en connaissance de cause…
je fais la connaissance de Frédérique ; nous nous retrouverons sûrement, mais je suis prudente : je ne veux pas me laisser envahir ; elle a émis son désir de marcher avec moi, je suis restée évasive… besoin de me protéger...
les journées du patrimoine commencent ce soir avec la projection-débat sur DVD : « histoire d’un paysage », réalisé à partir de l’étude de la modification du paysage par l’homme dans un petit village près de Dole ( !)… soirée fort intéressante…

mercredi 17 septembre

visite au SIRTOM, pour m’inscrire au service des ordures ménagères récupérer des sacs spécifiques de tri ; là, je fais connaissance d’une femme de mon âge Joëlle, qui me laisse son numéro de téléphone en cas de besoin ou si j’ai envie de parler ou me promener avec elle…
elle m’indique le meilleur café de Figeac… je note





troisième grande marche qui me permet de découvrir le grand chantier de la déviation de Figeac : axe Limoges –Méditerranée… intéressant et à suivre…



en rentrant, je téléphone au groupe vocal féminin Philomèle : une Anne-Marie m’invite à venir ce soir dans l’ancien lycée : lieu de vie des associations et « mon » parking… à 20 h 30, du bonheur… une quinzaine de femmes, pas de bavardage, dès lors que l’on commence à chanter, trois Anglaises et forcément des chants anglais… un répertoire qui me convient… trois voix : plaisir de pouvoir chanter dans mon timbre : mezzo ou soprano 2… je me sens accueillie… vivement la semaine prochaine… trois concerts en vue…

Mardi 16 septembre

Il est temps que je me donne des règles style rangement –vaisselle, temps d écriture, travail de la voix…
je me renseigne sur les différentes activités culturelles
j’ai découvert un petit jardin semi-privé où je peux aller lire au soleil sur un banc… presqu’en haut de la ville, il ferme à 17 h 30, heures des bureaux de la mairie, mais ensuite, je peux monter sur les murets qui entourent l’église du Puy (= église du Haut→ oppidum) jusqu’au coucher du soleil vers 20 h... je crois que j’en ferai vite mon habitude…

14 septembre : au détour d'un chemin


comme un chenille autour d'une feuille... délicate, tendre...











qui se révèle fleur, fruit... si douce sur une tige épineuse...





"les épines, à quoi servent-elles ? [...]

les fleurs sont faibles. elles ont naïves. Elles se rassurent comme elles peuvent. Elles se croient terribles avec leurs épines... [...]

Le Petit Prince d'Antoine de Saint Exupéry

Lundi 15 septembre

Décision : je ne fais rien d’autre sans avoir vidé mes cartons d’habits… une armoire serait la bienvenue, car tout est trop serré… on verra plus tard…









Et le soleil et… nouvelle grande marche sur une autre colline : bonheur du soleil, de la température clémente, de la brise agréable, des paysages ouverts, de la gentillesse des gens rencontrés, qui m’abordent toujours avec le sourire, sans méfiance… découverte de l'architecture typique.... moulin à vent, cazelle, sentiers, la nature et... le soleil... la lumière.... la bise agréable









Comme il fait bon, je m’installe sur « ma » gloriette pour lire, rêver, vivre la rue du Consulat… « vivre la rue du Consulat », ce pourrait être le titre d’un livre, d’un chronique avec les gens qui s’interpellent, se mettent à la fenêtre pour téléphoner, qui mettent leur couette sur le rebord de la fenêtre, la terrasse du restaurant savoyard et celle du Mystic café, les chats plutôt fins de toutes couleurs qui s’étirent paresseusement…

Dimanche 14 septembre 2008








Il est 10 h quand je me réveille ; la ville est silencieuse… en compensation de la vie nocturne qui frôle les 1 h du matin…
Il fait grand beau et le soleil m’appelle : première marche sur l’Aiguille du Cingle qui domine la ville… de jolis points de vue… je sens que je n’ai pas beaucoup marché les temps derniers…


Café place Champollion : une Suissesse, en route vers Compostelle ; nous échangeons ; comme moi, elle est partie de chez elle l’an dernier et a réalisé : Fribourg (Suisse) – près de Lyon ; il y a trois semaines elle est repartie de là et s’arrêtera dans trois jours à Cahors… bel échange ; je pense que je rencontrerai d’autres marcheurs en quête de sens… rencontrer quelqu’un qui a la même démarche que j’ai eu consolide mes choix…
A 17 h, je me rends place des écritures pour une lecture d’extraits de « musée d’en haut, musée d’en bas » de Ribes au profit d’Amnesty International…premier spectacle figeacois, rire, humour, beau texte bien porté par une quinzaine de lecteurs…
Je regarde le public présent, même look que les « écolo-cultureux » vosgiens… je ne suis pas perdue ! Évidemment, je signe les pétitions et note que ma nouvelle adresse n’est pas encore fluide… sourire…

Samedi 13 septembre 2008 : jour des premiers

Après une première nuit, le vraiment premier jour, le premier petit déjeuner, le premier marché : je ne me lasse pas de regarder le va et vient des gens… que de couleurs, d’odeurs de frais, une rumeur, pas de bateleurs… je descends et découvre ce marché d’habitués… clients et vendeurs… des petits agriculteurs qui vendent là le produit de leur « grand jardin » ; pratiquement, ils affichent tous une pancarte ou ardoise : « produits bio » : ça me fait sourire : je traduis par « produits traditionnels » ; les prix sont sans commune mesure avec les Vosges : le beau melon à o,80 €, deux salades pour 1 €, 2 kg de tomates pour le prix d’un (« merci, mais je n’en veux qu’un kilo… - alors prenez ces trois pommes et le compte est bon »…)
Ce qui est spectaculaire est de voir travailler le marchand d’ aligot … des bras bien musclés à force de tourner l’aligot dans une énorme casserole alu avec une immense cuillère en bois qui ressemble plus à une pagaïe qu’à une cuillère…
Mon passage à l’Office de tourisme s’est concrétisé par l’achat d’un guide de ballade sur la Communauté de Communes Figeac-Cajarc… aujourd’hui, je me contente de tour dans la ville entre les rangements… histoire de repérer les bâtiments publics (poste, sous-préfecture…) qui me conduit vers le cinéma et la bibliothèque, où je m’inscris : il ne faut pas perdre de temps ! à ma grande surprise, dans la partie adultes, le rayon contes est bien achalandé ; je dis mon étonnement à la bibliothécaire et nous parlons contes, projets culturels locaux… nous nous reverrons c’est sûr !

Vendredi 12 septembre 2008

Catherine s’en va vers son travail, Camille conduit ses soeurs vers l’école et l’assistante maternelle, je reprends la route. Quand j’arrive sur les Causses au sortir de l’autoroute, je suis heureuse… ce pays m’adopte déjà, je le sens…
M’approcher au plus près de l’entrée de mon appartement… malgré la terrasse du café voisin qui est resté dehors pour une fois… je pose tout dans l’entrée et sous l’escalier et vais garer ma voiture sur un parking proche du foirail : c’est la cour de l’ancien lycée qui sert à maintes associations… ce sera mon parking protégé… et je commence à faire des voyages entre rez de chaussée et 2ème que je coupe de quelques rangements, d’une visite à Orange, d’un tour de ville, d’une petite course…
Un magasin d’artisanat attire mon regard : pour une fois, il y a de beaux objets originaux, colorés, plaisants… et tout de suite, j’entre en relation avec la propriétaire des lieux : Véronique : ma première rencontre figeacoise ; elle me propose de revenir discuter, mais elle n’est pas là tout le temps, car elle donne aussi des cours d’ espagnol au lycée... on se reverra…

Jeudi 11 septembre

Chargement de la petite Gudule… petite Twingo qui a tout d’une grande…il est déjà 13 h 3O ; je n’ai pas envie de faire le tour de la maison pour voir ce que j’oublie… pas malin, mais c’est ainsi ; partir vers ma nouvelle vie… enthousiasme et pourtant, je laisse une grande page de ma vie… Christian est reparti travailler, Phil aussi… passage à côté : on parle d’André, peu de mon départ… je ramasse des pommes… et démarre à 14 h 22… (2h22 : facile à retenir !)
Et les km défilent, ceux qui me rapprochent de Figeac, mais j’ai choisi de faire un arrêt chez Catherine à Saint Yorre. Ça roule bien, je chante comme d’habitude lorsque je suis seule en voiture… toutes les deux heures la pause s’impose et j’arrive vers 19 h devant Vichy, mais je loupe sans aucun doute une direction, tourne dans le centre-ville et enfin, pause à Saint Yorre une heure plus tard...
Joie de revoir Catherine, discussion à bâtons rompus et il est presque deux heures du matin quand je rejoins la chambre de princesse de Leslie…