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2009-07-28

mardi 28 juillet 2009


DU SIMPLE AU DOUBLE


l'écriture multipliée

C'est le titre de l'exposition temporaire du musée des Ecritures du Monde.


J'ai choisi de voir cette expo avec un guide et quel guide ! Il est surnommé Socrate, mais se prénomme Gilbert. Autodidacte, il devient sourd, quand on lui pose des questions comme : combien de langues savez-vous ? vous lisez et écrivez le chinois, l'hébreu, le... ? comment savez-vous... ? etc J'étais avec Anne et Marieke, deux amies.
Cette exposition courte, mais suffisante explique en 4 parties, pourquoi l'homme a eu besoin d'écrire... point de tableaux ennuyeux, quelques objets... et la parole de Socrate si riche de connaissances que je ne possèderai jamais...


L'homme a cherché de tout temps à reproduire son écriture et à la multiplier en de nombreux exemplaires.


Tout d'abord, l'écriture "multipliée" était copiée à la main sur des papyrus, des toiles, des pierres... et avait une utilité religieuse... Les morts ne partaient pas sans avoir un message pour l'au-delà. On a retrouvé chez les Egyptiens des "livrets" tout prêts du Livre des morts, où il suffisait de rajouter le nom du défunt et le glisser dans la cartouche prévue.



Livre des morts

Parfois, c'est sur la carapace d'un scarabbée qu'une partie de ces versets était gravée.


Scarabbée d'Aménophis

La nécessité d'écriture est liée aux échanges commerciaux, d'où les tablettes de comptabilité

Mésopotamie en écriture cunéifome 2400 av JC


ou les sceaux : marque de propriété


grand sceau de Louis XIV

Des anges portent le blason royal, rond comme le soleil avec la couronne royale et 3 fleurs de lys.

[Ah ! cette fleur de lys symbole de la dynastie capétienne.... On raconte qu' au XI°, le roi de France Louis VI le Gros était aprti en guerre ; la bataille est terrible et il dut battre en retraite, mais il y avait une rivière, l'observant rapidement il vit des iris d'eau, appelés aussi lys et en conclut qu'il pouvait passer là à gué. sauvé in extremis, il choisit cet emblème : la fleur de lys sur fond bleu rappelant les flots...



C'est une belle histoire, mais cette tradition héraldique est plus sûrement liée à un rapprochement avec le lys, symbole de pureté dans l'Évangile... ]

Après ce détour, je reviens sur l'exposition... l'écriture a servi aussi à l'organisation de la société, aux règles du pouvoir, à déclarer et payer ses impôts... en fait, rien de nouveau sous le soleil... L'écriture sert toujours à la même chose et ce sont toujours les mêmes qui paient...




Je m'égare et j'en reviens à mes moutons... copier, c'est un peu lent, alors les Chinois les premiers ont eu l'idée d'utiliser l'estampage sur un papier extraordinairement solide.
Je pourrais vous expliquer la technique qui est un peu à l'inverse de la xylographie... on met l'exemplaire vierge, mais mouillé sur la plaque de pierre ou de métal gravé et avec une brosse, on frotte le papier ... La xylographie utilise un bois gravé...

Ce qui est intéressant de connaitre, c'est qu'en Chine, les estampes écrites en rouge étaient toujours d'origine impériale. Il était interdit aux hommes "ordinaires" d'écrire en rouge. Pourtant, longtemps après les empereurs, Mao Zedong, qui était poète à ses heures, a publié et fait reproduire un de ses poèmes en rouge... on pourrait penser rouge comme communiste, à cause du Petit Livre Rouge, mais comment ne pas voir cette volonté... impériale !
(photo à venir)

Et la multiplication de l'écriture est devenue de plus en plus impérieuse pour diffuser les textes sacrés, la connaissance, les idées et peu à peu, on se dirige vers Gutemberg et son imprimerie à caractères mobiles... souvenir d'école primaire : les grandes inventions...


la presse de Gutenberg qui m'a toujours fait penser à une guillotine, sauf que là, si on serre....cracccccccccccccccccc !


En conclusion, belle petite exposition s'en ira à Toulouse au musée Labit en décembre... Qu'on se le dise !

Et dans l'expo, un grand absent : mon clavier informatique, avec lequel j'ai l'avantage de vous faire partager mes découvertes, mes émotions...
mais ensuite... repas entre filles chez Marieke très sympa et délicieux : elle habite un duplex en soleilho... superbe

2009-07-25

samedi 25 juillet

Jour de marché... et comme d'habitude, visites aux maraichers locaux avant d'apprécier un repos "si peu mérité" à une table de chez Claudie (café Le Champollion) pour un petit Tariquet bien frais entre copines, copains... avec ceux qui ne font que passer, ceux qui restent trente secondes ou une heure... Conversations du jour :


Le festival théatral de Figeac... et les Entretiens de Figeac


J'ai juste le temps de déposer mes légumes chez moi, que je redescends pour les Entretiens de Figeac

Thème du jour : crises et renouveaux


Avec des éminents professeurs, si éminents que la première partie intitulée :

- "quelles idées pour une nouvelle régulation financière ?" a passé tel un vol de haute voltige au-dessus de la tête des présents,

que la deuxième partie :

"la France face à Obama : un président peut-il faire le printemps ?" n'a pas décollé



Pour moi, c'est l'hirondelle qui fait le printemps... c'est leur nouveau nom : Obama ? A moins d'être d'accord avec Théophile Gautier ; c'est la fleur qui fait le printemps


Adieu, je pars lassé d'attendre ;
Gardez vos bouquets éclatants !
Une autre fleur suave et tendre,
Seule à mes yeux fait le printemps.
[...]
Elle sourit, charme et parfume,
Violette de la maison !


et quand on habite en Midi-Pyrénées, la violette hm !
on la sent, la caresse, la porte aux lèvres et on la croque


Ah ! je suis hors sujet ? ce n'était pas ça le sujet des Entretiens ,dont une autre spécialiste avait l'intention de parler de "crise de l'université, crise de la culture"... mais non, pas la culture des violettes, ni la crise des hirondelles... pourtant, dans ce monde en crise, parler du bien-être de la terre aurait été intéressant... mais non, la terre se vit, ne se cause pas, elle ne s'entretient pas avec des mots qui faisaient dire à certains/certaines :

"c'était vraiment intéressant ; dommage que je n'ai rien compris

- on aurait dû leur dire que nous n'étions pas des spécialistes... mais qu'est-ce qu'ils parlaient bien ! heureusement ils avaient une voix très compréhensible"

c'est sûr qu'avec cette voix, ils auraient dû nous chanter "le printemps" de Fugain :


y'a l'printemps qui te réveille

t'as le bonjour du printemps la la la...

bref, la crise est bien là et c en'est aps avec eux que le renouveau va venir !

Un petit tour chez Marieke pour un repas et en route pour les Jardins du Puy pour assister à une représentation de Lorenzaccio :

première déception : la gratuité annoncée est payante : sans doute le renouveau de la crise
deuxième : le romantisme de Musset a été mis au placard par des acteurs agressifs, si loin du texte....


et nous avons baillé, baillé, baillé... certains sont partis en route, mais quand on est au milieu d'un rang, on n'ose pas et puis il nous fallait boire la coupe jusqu'à la lie.... et peut-être suis-je restée par respect pour les acteurs qui ont appris un texte pas évident...


un seul acteur émergeait : Christophe Barbier, sans être pour autant Gérard Philippe, oui, celui-là même qui est directeur de la rédaction de L'Express ; sa passion : être acteur et metteur en scène... il a du talent, mais il était si mal entouré !


Quant aux costumes : grossiers ; ils se voulaient de la période romantique, mais ils portaient des bottes, bottes que nous avons découvertes en France avec Kroutchev... et ce n'était pas vraiment un romantique....


Il y a toujours des volontaires pour applaudir à la fin d'un spectacle quelqu'il soit : est-ce que ça signifait : "bravo" ou "enfin, fini !" ; j'opte pour la deuxième version... Adieu Musset, si mal mené ce soir, car "on ne badine pas avec l'amour"..

Festival théatral de Figeac... rien de transcendant pour moi... et si j'ajoute une lecture publique place des écritures dans la semaine où Marcel Maréchal (Tréteaux de France) selon son habitude lisait le rôle central ! hélas ! mille fois hélas pour ce "has been" !