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2009-09-29

mardi 29 septembre 2009

Cherchant à illustrer la Saint Michel, je me suis entichée de :




Pourquoi ?

Parce que ça fait trois jours que je crois que nous sommes le jour de la Saint Michel et donc que je téléphone à Michèle, mon amie pour lui souhaiter une bonne fête ; histoire surtout de dire que je pense à elle ! Ouf ! ce matin était le bon jour !

Et donc, pas de doute, je ressemble un peu à ce Michel Larticho-Lepoux, dont voici la définition selon son créateur :

Michel Larticho-Lepoux est un authentique crétin. Il parle de la vie tout en ignorant qu'il n'existe pas lui-même, ses pensées sont improbables et sa logique est quelque peu trompette. Créé par Xavier Lorente-Darracq en 1995, ce personnage fut brièvement publié dans le magazine "Corinne & Jeannot" des Éditions Tabary, trois ans plus tard. Encore une chose : Michel est trèèèèès méchant !


Différence de taille : je ne suis pas méchante, sûrement pas assez !

J'aurais pu aussi vous offrir une photo du Mont Saint Michel ou une pièce de 20 F (je dis bien 20 Francs, de nos anciens francs les plus récents, ceux d'après 1961...) à l'effigie du Mont Saint Michel , mais sur le marché de Figeac, ça ne se vend plus ou une photo de l'Archange Saint Michel, mais son auréole est telle qu'elle bouche la vue et que vous n'auriez qu'une impression de ciel bleu.... ensuite il y a tous les autres Michel et comme c'est l'automme, ça ressemble à :


les feuilles mortes, ça se ramasse à la pelle,
tu vois je n'ai pas oublier... la la la
les souvenirs et les regrets aussi... la la la

désolée ! mais de regrets, je n'ai pas, mais des souvenirs, oh que de tas de souvenirs !



Ce matin, après avoir trié des papiers, des dossiers, fait du courrier, je suis descendue en ville à pied... ça, c'est du luxe : pouvoir prendre 2 h pour aller poster du courrier : 1/2 h aller, quelques démarches, une terrasse de café entre copains, 1/2 h retour....

Le luxe, quand on a été une superwoman pendant tant d'années : 14 à 15 h de travail par jour, sûr que je pouvais en abattre du travail que ce soit à la maison, auprès des 4 enfants, mon propre travail, la compta-secrétariat de l'entreprise de Christian, le jardin, les conserves, le cinéma, le théâtre, le ..., les..., la..., ...

une réserve cependant : ne jamais me parler avant que j'ai fini mon petit-déjeuner... s'il vous plait, chut ! ou vous allez me gâcher ma journée.... mon petit 1/4 h ! juste à moi, gage de sérénité avant le grand rush.... madame Speed vous en supplie... et jusqu'à 11 h du soir, pas de doute, j'ai fait... fait.... fait.... tant est si bien qu'un jour, ça a craqué....

car les Superwomen, ça craque et trop, c'est trop !

Un jour, elles se trouvent face à un gros obstacle : cancer, déprime grave, séparation, etc.... avec un point de non-retour.... Il leur faut alors du temps pour comprendre que le hasard n'existe pas, il leur faut comprendre qu'à vouloir donner, elles ont oublié de s'aimer et que l'on ne peut aimer vraiment si on ne s'aime pas soi-même, il leur faut comprendre que tant qu'elles restent dans le "faire" et non dans l' "être", elles se mettent en danger....

Alors, moi, j'ai posé le costume de Superwoman et je prends tant le temps d 'être que je n'arrive plus à faire ce que je dois... ça devient complexe, mais qu'est-ce que c'est bon

En tous les cas, jeunes femmes, qui me lisez ne me prenez pas en exemple : je ne veux pas reconnaître en vous de Superwoman multi-active, réservez-vous des temps pour vous, prenez le temps d' être !

2009-09-27

dimanche 27 septembre 2009

Aller au ciné avec un ami est toujours plus agréable qu'être seule...

séance de 18 h, liée au festival de Gindou... premier ciné tchache de la saison


Beaucoup de monde en ce dimanche bien ensoleillé et très agréable... pour découvrir ce film franco-palestinien d'Elia Suleiman...
Construit en quatre épisodes marquants de la vie de la famille de l'auteur de 1948 au temps récent, famille étiquetée "arabe-israelienne", pour ne pas dire palestinienne !... En quatre temps : celui de la guerre et de la signature de l'Etat israelien en 14 mai 1948, celui des villages détruits pour créer des kippoutz, celui de la vie qui tente de s'organiser, mais où la méfiance est de règle, celui de l'intifada, celui d'aujourd'hui avec une certaine acceptation, même du Mur !

De belles images très esthétiques, des silences qui en disent plus que des paroles, des temps de pause, de l'humour, un partage d'émotions... Suleiman dit le chaos de ce temps-là, sans en montrer l'horreur et c'est suffisant !

Un film par petites touches subtiles comme celles-ci :
- il y eut du monde pour regarder celui qui passait
puis on reste seul ou si peu....

2009-09-26

samedi 26 septembre


Envie de ciné... pourquoi pas ce film qui passe ce soir à Figeac ?

Neuilly sa mère : Sami Benboudaoud, 14 ans, vit heureux avec ses potes dans sa cité de Châlon. Hélas, le destin l'arrache un jour à son paradis, et le propulse dans l'enfer de... Neuilly-sur- seine !...

Un bon moment avec ce film qui ne pourra durer que le temps du (ou des ... malheureusement !) quinquennat de Sarko... tant les références Carla-Nicolas-UMP sont présentes tout le long de ce film... plutôt sympa...

J'ai bien ri et c'est déjà très bien....

Il y avait les romans de l'été, voici l'ère des films de l'été... sans plus sans moins...

2009-09-05

samedi 5 septembre

Est-ce, parce que le vent du Nord rend fou, que ce jour est marqué pour moi de manière particulière ?

Cet après-midi, j'ai rejoint le choeur Philomèle pour chanter à l'occasion d'un mariage.... marche nuptiale, chants "classiques" des messes, mais aussi laudamus te de Vivaldi, les traditionnels Amazing grace, down by the riverside et... Bridge over troubled water de Simon and Garfunkel. Au niveau des chants, nous avons assuré... plaisir de bien chanter...

Lors d'un mariage, il est logique que l'homélie parle de l'amour : le prêtre noir, qui célébrait, a une façon de présenter les choses avec naturel et humour et donc nous avons ri...

J'ai cependant retenu deux choses essentielles :

- il faut que le couple protége son amour

- on choisit son conjoint pas "parce que c'était lui, parce que c'était elle", mais l'homme ou la femme qui nous est nécessaire pour notre réalisation (à méditer... j'adhère !)

Puis en soirée avec Gaetan, cinéma :



le synopsis est le suivant : "Un couple se réfugie dans une cabane dominée par la nature pour faire face à la perte dramatique de leur enfant. Ils se rendent alors compte progressivement que le monde n'aurait pas été créé par Dieu mais par Satan." Avouez qu'il y a de quoi intriguer...


film noir, sombre, qui nous transforme en voyeur de la destruction d'un couple, un côté agaçant : les explications du conjoint-thérapeute, trop de clichés, notamment sur la femme-louve... et pourtant, des prises de vue superbes, des jeux de couleurs subtils...

et cette façon particulière de découper le film avec un prologue, 3 actes et un épilogue...

Il fallait oser prendre l'aria sublime "lascia ch'io pianga" de HAENDEL dans Rinaldo


Musique épurée comme les images en noir et blanc... Etrange ce choix d'une musique si belle pour montrer la mort d'un enfant, tandis que ses parents s'adonnent à l'acte sexuel... Dans le prologue, elle semble accompagner l'envol du fils et dans l'épilogue, l'envol salvateur du père...

Systématiquement, il s'agit de s'éloigner de la mère, de la femme... destructive toujours pour Lars Von Trier...

Avant "Antéchrist", ce morceau de Haendel avait été choisi pour accompagner un bout du film :



lascia ch'io pianga = laissez-moi pleurer !

Dans ces deux films, il est question de la souffrance intérieure...

"laissez-moi pleurer !"... cette phrase résonne en moi de manière particulière... Ces années dernières, je ne pouvais plus pleurer... Maintenant que mes larmes savent trouver le chemin de l'émotion, alors laissez-moi pleurer, si le coeur m'en dit ! Plus jamais je ne permettrai à quiconque de m'empêcher de les laisser couler sur mes joues... plus jamais je me l'interdirai ...
je m'en donne aujourd'hui le droit !


2009-09-04

vendredi 28 aout


Un impératif : rendre visite à Denis au centre de rééducation de Golbey en sachant que ce sera émotionnellement difficile...

midi : Denis revient souriant de deux heures de rééducation ; son cousin l'accompagne, l'aide... chaque jour à midi depuis qu'il est entré à Golbey ; certes, il travaille pas très loin de là, mais c'est un véritable soutien et accompagnement pour Denis... il assure en plus "l'intendance"...

Denis sans Sylvie... image difficile, impossible et pourtant.... comme l'a écrit Sébastien sur facebook : "accident de montange : l'esprit de Sylvie, ma mère, flotte au-dessus de la montagne ; père gravement blessé"

Denis, qui se bat, pour répondre à l'invitation de Thomas son fils : "je suis heureux que l'un des deux soit vivant ; bats-toi, Denis, on a besoin de toi"...

Certes encore deux mois avant de pouvoir poser le pied gauche, mais avant... Denis gagne chaque jour un peu plus d'autonomie... il est aidé psychologiquement... il sait qu'il est dans le Centre comme dans un cocon.... mais qu'un jour, il faudra qu'il en sorte...

et les trois frères seront là
et les amis seront là,
et le village sera là
joie de se revoir
Puis arrêt à saint Nabord : Annie est là : joie de papoter, d'échanger, d'être ensemble
elle revient juste d'une virée en Haute Montagne...
joie d'être ensemble
puis rejoindre Claude et Edwige
puis apprécier la soirée familiale