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2009-03-14

samedi 14 mars

grand soleil et ciel bleu... normal : le printemps est là
jour de marché aussi et ce que je vois me rejouis :
les badauds ont quitté pour la plupart leurs manteaux sombres pour une veste plus légère souvent ouverte... conclusion : à cette heure, il fait encore frais et la Halle est un lieu de courant d'air : place ouverte aux quatre coins et l'air circulant joue "aux quatre coins"... depuis quand n'y ai-je, n'y as-tu pas joué ?

il y a plus d'un mois que je n'ai rien écrit et je vais essayer de rattraper le retard en rentrant ce que j'ai noté "en réserve"... dès le retour du marché... si je ne rentre pas trop tard ! retour du marché à 13 h 30, c'est correct, non ? mais il est difficile de s'enfermer et je dois aller déposer un livre sur Figeac à la bibliothèque...
Quand je sors, le ciel se couvre et un vent désagréable s'est levé... dommage !
un peu de lecture, d'écriture et puis j'appelle Léane pour lui proposer une toile :


beaucoup d'hémoglobine... pour cette lutte armée...

II y a peu j'ai lu un article sur Le Monde 2 avec des documents d'Archives sur Cuba ce qui me permet de voir autrement cette première partie de film : une révolution avant tout agraire...

Che raconte une longue épreuve qui n'autorise aucun relâchement. Trouver le bon souffle, maintenir la cadence. La révolution cubaine a exigé une discipline d'enfer. Ceux qui attendent des révélations sur Ernesto Guevara seront déçus. Le personnage reste impénétrable. Le film, sec, informe qu'il est argentin, asthmatique et intraitable, c'est à peu près tout. On ressent en revanche ce qu'il accomplit sur le terrain, son pouvoir de fascination, son autorité naturelle, sa faculté de donner envie de se battre. Il est une présence sans être un individu - Benicio Del Toro l'a compris, lui si puissant, animal, taciturne, au premier plan et dans l'ombre à la fois.Télérama

une remarque hors film : dans la jungle, les combattants montent des côtes impressionnantes, mais ne les descendent jamais !, ne semblent pas outre mesure fatigués, sauf le Che asthmatique, comme quoi l'entrainement !...

2009-03-13

vendredi 13 mars

C'est le printemps... tout le dit ! les forsythias, les prunus en fleur, les oiseaux, le joli papillon qui s'est égaré chez moi par la fenêtre ouverte...



Il est temps avec Christine de découvrir l'aspect pratique de la conférence sur "la navigation du Lot" de samedi dernier à Capdenac-port...
suivre le Lot d'abord sur la rive gauche du camping jusqu'au pont, qui a été refait après guerreet a remplacé le pont suspendu, le traverser, puis descendre sur la rive droite et arriver près d'une ancienne écluse, qui pourrait facilement être remise en état, me semble t'il... et puis continuer et emprunter un sentier le long de la rivière et découvrir un "tunnel", qui permettait aux bateaux (gabures, gabarrots, barques...) de couper une grande anse du Lot en 50 m environ... j'avoue, je n'étais, nous n'étions pas très rassurées sur l'étroit "trottoir" : le vide dun côté, la paroi de l'autre, un sol parfois irrégulier et pourtant le bout du tunnel...
Ainsi semble aller la vie... parfois, on avance d'une manière précautionneuse avec une furieuse envie de faire demi-tour et parce que quelqu'un nous suit, on continue à avancer... surtout si on perçoit le but... là, on voyait le bout du tunnel et puis la rivière Lot calme, apaisante... moment d'affolement quand j'ai trébuché (côté panique) et par fierté, par raisonnement ("je peux parler donc je suis encore là..." ), dire: " tout va bien" et avancer pour sortir à la lumière les jambes un peu flageollantes, mais n'oser le dire qu'après avoir traversé sur une passerelle suffisamment large, mais sans protection (y faire une pause le temps d 'une photo...) jusqu'à la terre ferme


Faire une courte pause, s'arrêter, boire un peu... là où rien ne peut plus nous arriver de grave que la joie d'avoir vaincu notre appréhension, de sentir la douceur du soleil et de la brise...


et regarder "là où coule la rivière..."
continuer ensuite sur le chemin au milieu de parcelles agricoles... sentir la paix du lieu... un peu plus loin, un paysan bucheronne un arbre tombé... et retour tranquille le long des berges... reprendre la voiture...

Il est temps : dans une 1/2 h, Mickaël, qui est en 6ème, vient faire ses devoirs avec moi...

Le soir, direction Faycelles dans un bistro de pays où la Compagnie Mu présente son travail :


"starmoire" théatre d'objets animés

Dans une galaxie très lointaine (enfin pas si lointaine que ça !) l'ignoble MOV-DABOR veut faire basculer le monde du coté mauve de la force.Pour se venger de la princesse VANIA, il décide d'enlever KEVIN JOHNY-WALKER, leur fils caché, pour en faire un monstre. Heureusement MAITRE YOGA et son fidèle disciple, BOULA’ONE KANABIS veillent....

un grand enfant qui joue avec des figurines... parfois, j'ai cru entendre mes enfants, quand ils jouaient avec leurs Playmobils, leurs figurines...

2009-03-03

mardi 3 mars 2009



quelle générosité pour ce film... une biographie cinématographique ! c'est le cadeau qu'Agnès Varda nous fait pour ses 80 ans ! 80 ans qu'elle porte si bien !
point de départ : les plages qu'elle a aimées avec un jeu de miroirs... symbole fort soutenu par des pas faits à l'envers pour aller vers son passé... et pourtant, il n'y a aucune nostalgie dans le regard d'Agnès Varda : elle donne à voir les images qu'elle garde de son passé, mais nourries par le présent dont elle est plus avide, curieuse...
une femme libre, inventive, drôle, volontaire... une femme que j'aime
ce film, qui a été classé comme documentaire, mais pour moi inclassable,est allé à la rencontre au fond de moi d'images, de sensations, d'odeurs, de bruits... un film que je garde à fleur de peau...
des images comme un kaléïdoscope..








2009-03-02

lundi 2 mars 2009

Quelque part en Picardie, le patron d'une entreprise de cintres vide son usine dans la nuit pour la délocaliser. Le lendemain, les ouvrières se réunissent et mettent le peu d'argent de leurs indemnités dans un projet commun : faire buter le patron par un professionnel.


Dire que ce film, malgré l'apparence, est loin d'être farfelu... car il part d'un fait réel : dans la régiond 'Angoulème, un patron a vraiment offert des vêtements de travail pour endormir les ouvrières avant de déménager toutes les amchines pendant un week-end... effectivement, ça peut suffir à donner des idées de meurtre...
Yolande Moreau porte aussi la souffrance de ceux qui ne savent pas lire et qui n'en sont pas moins intelligents que les autres, sinon plus...
Louise Michel : un symbole communard
Louise et Michel un couple improbable pour une même cause
dans ce film qu'il me faudra revoir tant il y a des petites trouvailles, d'expressions qui paraiisent anodines et pourtant... Par exemple, ce que je n'ai pas vu, mais lu ensuite dans Télérama
D'une sacrée sophistication, sous l'apparente loufoquerie, car il y a cette idée géniale d'inverser les genres. En fait, Yolande Moreau joue un homme, Jean-Pierre, obligé de se travestir pour cacher son passé d'ex-taulard. Et Bouli Lanners est Cathy, forcée de se masculiniser pour s'intégrer à notre monde de compétition permanente. C'est à peine évoqué, apparemment à peine utile au récit, mais ce gag en dit plus que de longs discours : la négation des identités comme stade ultime de l'aliénation moderne.
négation des identités, avoir un nom... reconnu par tous... c'est si important...
dans cette petite cabane au milieu de la nature où l'on a envie de chanter le bonheur se trame : déception, colère, souffrances, mais aussi espoir...