Membres

2010-06-30

2010 06 30 mercredi

Visite à la bibliothèque de Bagnac sur Célé ; j'apprécie la bibliothécaire avenante, que chacun a l'air d'apprécier petits et grands... j'étais venue il y a peu à la recherche d'un conte de Gougaud pour la fête solsticiale sur un livre qui n'était que là.(les bibliothèques dépendent de la communauté de communes : Figeac, Capdenac-gare et Bagnac, un abonnement pour les trois, un fichier commun).


Nous discutons et elle me montre le Fonds local avec des livres anciens qui racontent des souvenirs, des légendes, des événements du Quercy souvent écrits par des curés !

Je tombe sous le charme de Tante Basiline et ses "légendes quercynoises" de 1960... 50 ans... et les "souvenirs" de l'abbé Roussilhe (1955), nom très local, que je feuillette en déjeunant à midi ; il s'agit d'écrits que cet abbé fit paraître dans des journaux catholiques de l'époque, notamment "la défense"

"Vous n'avez pas lu Quinte-Curce ? moi non plus. Mais tout le monde connait la jolie réponse qu'il met sur les lèvres d'Alexandre. tout était prêt pour la guerre, la grande guerre d'Asie. Alexandre le grand réunit ses lieutenants et leur distribue ses biens, tous ses biens. On se récrie : " que va-t'il vous rester ?", "l' Espérance". L'espoir au coeur et les mains libres. c'est la bonne formule en temps de crise."

2010-06-29

2010 06 29 mardi


Fête du cinéma : 3 € la place et ce soir, un film tunisien en VO, classé ciné-toile, ce qui m'incite à descendre et puis le titre m'attire :

                                    "les secrets", secrets de famille ?

C'est un film de Raja Amari, un film de femme sur les femmes...

synopsis : Aicha, Radia et leur mère vivent à l'écart du monde dans une maison à l'abandon dans laquelle elles ont déjà travaillé comme domestiques. Leur quotidien vacille le jour où un jeune couple vient s'installer dans la maison. Les trois femmes cachent leur existence aux nouveaux venus de peur d'attirer l'attention sur leur situation et d'être chassées.
En effet, elles cachent un secret inavoué...ou plutôt des secrets...

Un huis-clos dans un cadre inquiétant avec des images bleutées où le temps semble ne pas s'écouler .. prisonnières des lieux, de leur mode de vie, de leurs sentiments
...... et face à elles, un jeune couple moderne aux couleurs vives, aux moeurs libérales, de la musique d'aujourdhui... et puis l'expression de frustration sexuelle chez les trois femmes, de leur vie décalée, notamment leur habillement... et puis ce qu'elles veulent nous cacher et qui sera suggéré, plutôt que dévoilé... et puis le refoulement qui conduit à la folie...

Un film dont on ne sort pas indemne, un public qui commence à bouger après le dernier nom du générique, une impression de lourdeur, de poids moral et pourtant, il y a tant de beauté dans ce film...



Raja Amari a voulu avec ce film créer « un conte de fée moderne et noir ». Elle s’explique: « Nous sommes dans l’univers d’Aicha : ses fantasmes, son univers enfantin et étrange. Je voulais être au plus prés de mon personnage et de sa manière bien particulière de se représenter le monde et de se libérer". Elle a réussi...

2010 06 28 lundi



Il faut toujours joindre l'utile à l'agréable et aujourd'hui, je dois rencontrer les Amis du Célé pour une éventuelle rencontre de conteurs chez eux à Orniac, donc je dois descendre la vallée du Célé et je vais en profiter pour faire un peu de tourisme ; il fait beau et pas trop chaud...

premier arrêt : Camboulit

Depuis la route, on voit cette ruine qui m'a toujours interpellée et puis Gilles le copain architecte "alchimiste" m'a dit samedi dernier : "tu devrais aller conter dans le sanctuaire de Camboulit des histoires de sorcières, de goules, de revenants, de sabbats, d'étranges..." C'est l'occasion de m'y arrêter.



Je m'approche, c'est en fait une vieille église romane entourée d'un cimétiere encore en "activité" ; j'en fais tout d'abord le tour...

et je lis les panneaux qui m'éclairent : bâtie au XII°, cette église romane faisait partie des possessions des abbés de Figeac, mais elle a été très chahutée.... Au XVI°, a été rajoutée une construction carrée sur le transept même. Ce qui est étonnant, c'est qu'il n'y ait pas de construction autour, le village est plus haut autour d 'une église plus tardive. On peut très bien imaginer qu'au départ, il y ait eu des maisons rasées par   les inondations du Célé proche et les guerres de Cent ans et de religion. Dédiée à Saint-Martin, elle a servi de temple lors des guerres de religion. Elle est classée monument historique depuis 1912 ! une bien vieille histoire en somme...

Que reste t'il de mes amours ?... la la la..." pfff ! non, que reste t'il de cette église ?

                                              

Un plan par définition, c'est plat ? les détails, on veut les détails ! C'est alors que je vis la Beauté...

Pierres nues, le jeu de leurs couleurs suffit, pas besoin de peinture....



Au Moyen Age, le dépouillement est un symbole puissant : image du désert, de la spiritualité suprême : "il pria 40 jours dans le désert" "nu, suivre le Christ nu...(St Jérome)"... "Loin d'être rassasié d' images et de messages, l'homme est invité par ce vide même, à aller tout au fond de lui-même pour y découvrir de quoi emplir l'espace offert  à sa méditation et à sa prière". (frère jean Mansir)Je pense à l'abbaye de Boscodon, petite église romane dans le Briançonnais. Au retour, je chercherai sur le net leurs publications sur les symboles de la construction des églises...


Point de vitrail, ni de fenêtre, juste cette ouverture pour donner de la lumière.... la Lumière... Je reste un moment à la regarder et je pense à la Lumière, qui m'a été offerte au col de Pola en Espagne et que je porte en moi.... mais la Lumière n'a pas toujours besoin d'être aveuglante ; elle est Présence ici... et consacre ce lieu à jamais


Et puis comme à Boscodon, lien magique entre une construction faite par des hommes et la nature... se taire, car les mots sont de trop et ne permettent pas de communiquer avec la Beauté



 Au moment, où je retourne à ma voiture, j'entends un grand ffffffffffffrrrrrrrrr ; je suis fascinée, c'est un vol d'une quarantaine d'hirondelles qui font des 8 autour des restes du clocher... toujours le même sens.... et les boucles de même taille.... vol parfait, mais pourquoi là ? j'essaie de prendre en photo ce vol,(raté...),  mais elles passent trop vite... elles ne trissent pas.... seul leur vol est bruyant... jouent-elles ? quelle raison les incite ? je ne sais...  quand elles se posent dans le champ proche, je vais plus loin...



deuxième arrêt : Espagnac - Sainte Eulalie

Le temps a passé bien vite à Camboulit, aussi j'ai bien peu de temps, mais je tiens à m'arrêter à Espagnac Sainte Eulalie ; je traverse donc le pont de pierres et découvre le cloître et l'église entourée du petit cimetière herbeux. Vu l'heure, cloître et église sont fermées, je reviendrai...




Appuyée au mur de l'église, cette petite tombe très ancienne date de 1807... j'aime à imaginer qu'elle abrite le corps de quelqu'un de timide, de réservée, mais très "nature", puisque la nature elle-même lui offre un décor


En allant vers le fond du village, je ris, car je vois un phallus en érection qui semble tenir la garde

Je m'approche d'autant et ceux qui me connaissent bien, pensent : "pas étonnant !" et je découvre une sculpture du fameux Saint Jacques. Espagnac est sur un des Chemins et le cloître aurait été créé par des moines pour accueillir les pèlerins ; depuis, la commune gère un accueil-pèlerin... les temps changent.... mais pas vraiment , ils sont en continuité....

                                              

Il est grand temps d'aller à Orniac... discussion, échanges et on m'indique la petite route pour remonter sur le Causse et j'aime cette arche creusée naturellement et qui ne sert que de parure dans ce lieu magnifique... juste pour le fun....



2010-06-26

2010 06 26 samedi




Jour de marché...

De cette voiture de gendarmerie, quatre gendarmes en uniforme en sont sortis pour aller patrouiller sur le marché et dans les rues avoisinantes...

Personne n'aurait osé se garer entre les deux panneaux d'interdiction devant le musée...
ils ont osé....

La gendarmerie est aux portes de la vieille ville ; ils auraient pu aller à pied depuis chez eux....

Parfois, on se demande pourquoi ils patrouillent ainsi de jour ou rien ne se passe....
Il parait que leur présence dissuade les pick-pockets.... sans doute s'ils le disent....



2010-06-25

2010 06 25 vendredi

Il est 17 h et j'attends Mireille, mon amie et chauffeur particulier,  pour aller du côté de Souillac place des Carmes. La circulation est dense à cette heure. La route contourne la place. je regarde machinalement une vieille dame, totue rabougrie qui vient d'une petite ruelle en face en trainant les pieds :
                                        scritch scritch scritch
à tous petits pas; Elle arrive en bordure du trottoir devant le passage piétons et je me dis qu'à cette heure, traverser la rue relève pour elle d'un défi... Pourtant, elle ne s'arrête pas, elle entreprend de traverser un peu plus vite :  
                                          scratch scratch scratch
 les voitures se sont arrêtées. elle grimpe sur le trottoir d'en face... sauvée et elle reprend son rythme lent :                                 
                                          scritch scritch scritch
et là, elle fait une chose extraordinaire, pas fantastique, mais parce que ça sort de l'ordinaire :

elle arrive près du gros platane, pose avec douceur ses mains à plat sur le tronc, elle reste sans bouger quelque instant, elle pose ses lèvres sur le tronc et
                                           scritch scritch scritch
                                           scratch scratch scratch
                                           scritch scritch scritch

et elle repart dans la ruelle et Mireille arrive, je suis émerveillée...

Cet arbre, il est fantastique très grand, majestueux, il se sépare en 4 grosses branches maitresses. J'ai lu que des biologistes avaient mis en évidence qu'un arbre qui avait deux grosses branches maitresses pouvait avoir deux ADN différentes ; est-ce que le platane de la place des Carmes en a 4 ?

                                            photo à venir

2010-06-22

2010 06 22 mardi


M'en revenant de Capdenac à pied, mon regard est atttiré par ce papillon posé calmement sur cette fleur de chardon, il ne bouge pas, il est là ; mais ce que la photo ne dit pas, c'est que d'autres papillons ont voulu, eux aussi, faire une pause sur cette fleur et pas une autre (il y en avait d'autres autour... les mêmes...).

Alors "mon" papillon ouvrait ses ailes pour défendre son territoire, agitant ses antennes à chaque attaque et les autres ont fui, mais d'autres ont essayé à leur tour sans y parvenir...

Il en est des papillons comme des hommes, envieux des autres, même  pour un bien très petit...
Il en est des papillons comme des hommes, qui se contentent de peu et le défendent envers et contre tous...
Il en est des papillons comme des hommes, ils aiment une fleur unique...

2010-06-11

2010 06 11 vendredi


Téléphone de Marion : "Excuse-moi,  tu ne peux pas venir ce matin... en plus ?"
ne t'excuse pas Marion, sauf qu'il faut absolument que j'aille à la bibliothèque de Bagnac pour trouver un livre de Gougaud. Le temps n'est pas au beau, mais je découvre le pays en ralliant Capdenac par la colline... sauf que j'ai failli me planter, car je n'ai pas respecté une priorité à droite et ces petites routes en sont truffées... pauvre dame à qui j'ai donné des sueurs froides et que je remercie d'avoir eu de bons réflexes...

Quand j'arrive, le groupe savoyard Mazalda s'occupe à monter leur instrument à trompes... d'autres ont bien des pistons... qu'ils doivent protéger immédiatement... averses obligent....  cet instrument va nous faire rêver jusque demain soir....



Sur le site, je me rends utile un peu partout... plonge, rangement, cuisine, épluchage...


C'est la troupe "2rien merci" qui ouvre le bal avec son "moulinoscope" ... qui nous permet en deux lieux de revenir au début du XX° : cabinet de curiosité des foires, premières images cinématographiques, récupération en tout genre, exhibition de drôles de machines, notamment un moulin à images... souvenir, souvenir... surprises, tendresse, personnages d'un autre temps, un peu inquiétants, mais qui se révèlent passionner par le progrès, clin d'oeil au cinéma forain, à Buster Keaton ou Charlot, image d'escargots ("à l'enterrement d'une feuille morte, deux escargots... ", mais non, ce n'était pas le sujet... n'empêche il y avait des escargots....)... en deux lieux... mais pour y entrer, il faut avoir une noix, donnée par la charmante hôtesse et sa machine à entrées...


Début d'après-midi, j'abandonne la vaisselle pour être à l'accueil de plus de 100  personnes (individuels, école, foyer de vie) face à la maison bleue que je découvre


Accueil pour le musée des contes de fée... pourquoi pas ? Figeac a bien son musée des écritures du monde... oui, mais ce musée est éphémère ; il est l'oeuvre de l'illustre famille Buratini...  et dans cette famille, je demande le père, inégalable baratineur, merci.... la mère, qui a osé se casser deux doigts, mais ce n'était pas prévu... le fils ?  lequel ?  parce qu'il y  a déjà 6 enfants et un 7ème prêt à naitre, la fille ? même chose, le grand-père ? il n'est plus là aujourd'hui, mais il a transmis sa sagesse, son boniment, son bon sens à son fils et à ceux qui l'on connu vivant, la grand-mère ? personne n'en a parlé ! encore une qui a compté pour du beure...



entrée du musée



entre couronnes, sceptres, objets hétéroclites pour contes en tout genre

l'ogre toujours présent ou Barbe-Bleue ou... ?

l'horloge du temps, pour les 12 coups de minuit de Cendrillon, pour la fuite du temps ou pour "il était une fois..." ?
"Les contes sont des histoires vraies qui ne finissent jamais : cela, tout le monde le sait. Par contre, savez-vous quel âge avait la Belle au bois dormant lorsqu'elle s'est réveillée. Une lecture attentive du texte permet de répondre : elle avait cent seize ans. Surprenant, n'est-ce pas ? Mais Perrault rassure immédiatement le lecteur sur son état de conservation : sa peau était un peu dure, quoique belle et blanche . Ne nous demandez pas pourquoi le Chat botté ne porte pas de baskets comme tout le monde, car nous serions bien en peine de vous répondre. Cela dit, il est une question qui nous interpelle depuis longtemps déjà, sans que nous puissions lui apporter de réponse satisfaisante : où se trouvent donc les héros et les personnages des contes de fée lorsque le livre est refermé, lorsque la chandelle est éteinte, lorsque le sommeil pèse sur nos yeux encore remplis d'images et de rêve ? Restent-ils sagement rangés entre deux pages du livre, comme des fleurs séchées dans un herbier, en attendant que notre imagination les ranime ? Qu'en pensez-vous ? Eh bien, la réponse est : non. Les résultats de l'enquête approfondie que la famille Buratini a menée récemment nous permet d'affirmer que le Petit Poucet, Blanche-Neige, Cendrillon, le Petit Chaperon rouge, Pierre, le loup, le canard et tous leurs semblables vivent tranquillement leur vie sans nous, loin de nous, dans un monde qui n'appartient qu'à eux. Alors, une fois n'est pas coutume, nous vous invitons à aller leur rendre une petite visite là où ils habitent, tous ensemble, dans la marmite du diable. ..." etc


2010-06-10

2010 06 10 jeudi

Au lever, je me sens bien mémère, mais avec un peu d'aspirine, ça passe. Mais téléphone portable : c'est Marion de "derrière le hublot" : "il y a des absents, tu pourrais venir ?" "-mais oui, Marion, je finis mes courses et je viens"... en cuisine, c'est quand même plus relaxe, cuisine, plonge, rangement... et déplacements de tables, de bancs....

Qu'est-ce qu'il faut comme matériel ? qu'est-ce qu'il faut comme monde pour le emttre en place ? sans compter l'équipe qui décore les maisons arc-en ciel...

Pendant ce temps-là, les troupes d'artistes arrivent et s'installent et le parc Capele prend un autre visage

2010-06-09

2010 06 09 mercredi

il y a quelques jours j'ai reçu mon planning, car je me suis portée "volontaire" pour le "Festival de Derrière le Hublot" comme l'an dernier où j'y étais allée pour connaître des gens. cette année, j'espère surtout retrouver les gens bien sympas que j'avais croisés. il pleut comme vache qui pisse, pour un peu, on se croirait dans les Vosges !
pas de chance pour moi, mon taf est l'installation du site. Marion, jeune étudiante "fragile", toute en douceur, responsable des bénévoles, m'indique que je vais faire équipe avec Anaïs, aux couleurs d'anis, une fille grande, solide, très sympa... ok ! je ne le dirais plus : ils sont tous sympas, ou ils ne seraient pas bénévoles !

Nous sommes chargées de finir de mettre en place des barrières, des canisses sur ces barrières de chantier, appelées " ?" du nom du constructeur, plus quelques Vaubans ! pas de souci, Anaïs a la force que je n'ai pas et n'ai jamais trop eu, par contre, j'ai de l'orgueil et il ne sera pas dit que les "vieilles" sont faibles et ne peuvent qu'être en cuisine... pour les barrières passent encore, les canisses aussi, mais les plots de béton trop durs... selon les sources, ils font entre 30 et 50 kg de béton compact ! et comme je m'obstine... bien fait pour ma pomme, je suis cassée ! (mais ne dis rien ! ... orgueil, orgueil ! quelle cruche )


A midi, joie de manger au sec et de pouvoir se changer, j'ai prévu, mais l'après-midi, c'est reparti ! avec parfois des éclaircies. pour nous ider, il y a un groupe de jeunes adultes handicapés, ça donne un côté bon enfant ! Demain, repos pour moi...


Qu'il fait bon répéter avec les Philomèles assises et qu'il est doux d'aller dormir !