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2015-08-17

de 1 à 10 000




cent… centième

1
Un ou une
un véhicule… ma chère Twingo, nouveau modèle acheté au mois de mars. Bleu pacifique et sa couleur, d’où son prénom Océane.

Océane… juste une voiture, mais aussi une sécurité, une compagne qui dort au pied de la résidence Huguette que j’habite et qui démarre au quart de tour, quand j’ai besoin de bouger.
un… kilomètre de nage, quand je vais à la piscine
un… village en Beaujolais ou Clochemerle…

10

 
10 km à pied environ la balade que j’ai faite au-dessus de Clochemerle dimanche, traversée des vignes pour monter dans la forêt, vue sur la vallée de la Saône et redescendre en visitant ce village particulier…

Dix jours avant les vendanges. Les dernières pluies nocturnes et la fraîcheur ont permis aux grains de grossir. J’en ai grappillés par-ci, par-là. Je les ai trouvés bien sucrés : gage d’une bonne cuvée…






Ils étaient dix dans le nid,
Et le petit dit :" poussez-vous, poussez-vous",
Ils se poussèrent tous,
Et l'un d'eux tomba du nid.


Ils étaient neuf dans le nid,
Et le petit dit :" poussez-vous, poussez-vous"…
Ils étaient huit dans le nid…
Ils étaient sept…six… deux....


Alors le petit dit : ouf ! Enfin seul !


Est-ce cette comptine qui a inspiré Agatha Christie pour son livre « Dix petits nègres » ?


100
 
100 € le prix minimum de mon caddie deux fois par mois. Il n’y a pas si longtemps c’était 100 F et on disait déjà qu’on n’avait pas grand-chose pour ce prix-là…

S’en… « Johnny s’en va en guerre ». Il n’était pas le seul. Tant de morts, tant d’êtres cassés, tant de larmes… encore et encore… pourquoi ?


Senssens critique, sens de la vie, sens de rotation d’une suite, sens solaire, sens terrestre,  sens interdit : La circulation en sens interdit constitue une contravention de 4ème classe, passible d'une suspension du permis, et qui entraîne un retrait de 4 points.  (art R412-28),

sens dessus dessous, avoir les sens en éveil…Sangsang rouge des hommes… révolution, mais aussi poésie

Sang...sang rouge des hommes.... révolution et poésie...

La fontaine du sang (Baudelaire)
Il me semble parfois que mon sang coule à flots,
Ainsi qu'une fontaine aux rythmiques sanglots.
Je l'entends bien qui coule avec un long murmure,
Mais je me tâte en vain pour trouver la blessure…
.

Mais «  …il est rouge rouge de sang
           le cœur du poète imprudent… »

quand les Enfants terribles chantent « Le poète et la rose »

sans… « ce soir nous irons danser
           sans chemise sans pantalon la la la »,
sans complexe, sans gluten, sans pluie, sans argent, sans frémir et sans coup férir (ou cent coups fait rire)  sans souci, mais avec des amis et des chansons

100
cent centième
dire que pour un virage mal abordé sur le 100 m et voilà huit centièmes d’écart… Camille Lacourt a eu la médaille d’argent aux championnat du monde de natation. Bravo à lui !

cent arches au viaduc f’Arveyres dans le marais poitevin, mais le top serait une photo avec les cent arches et un arc-en-ciel, mieux qu’un train !


 1 000

Mille-feuilles bien frais, hum !, 

Mille et une cornes : parc animalier d’animaux à cornes dans la Drôme à Charmes sur Herbasse, 

Mille et une nuits, non, je ne parlerai pas de mes nuits, ni celles de Sherazade, mais n’hésitez pas à partager ces dernières, elle vous attend…  


Mille mercis : des sites pour vous proposer des listes de naissance, de mariage, de… décès ? Ben non merci ! mille-pattes, des mille et des cents (orthographe vérifié !)
Mille, milliers et une comptine-ritournelle : que se lève la mère qui n’a pas eu droit à la voix craquante de son enfant le jour de la fête des mères ?
« Il y a des milliers d'étoiles dans le ciel
Il y a des milliers de poissons dans la mer
Il y a des milliers de fleurs dans les champs…
»

Mais laissons les  mille chevaux d’écume galoper (Barbara) et les mille chevaux lumière aux crinières qui claquent et partons jouer et n’oublions rien.

 10 000

10 000 km au compteur d’Océane… déjà !
10 000 km pour aller à la rencontre des uns et des autres, de lieux inconnus, d’activités
10 000 tours au Castelet sur le circuit Paul Ricard… sans moi, merci

10 000... et en ce jour, je m’arrêterai là.






2015-08-13

petit tour en vélo et Erlköng (roi des aulnes)

Un jour, marche, le lendemain, piscine et aujourd'hui, vélo.

Direction Villefranche-sur-Saône, par de petites routes. Tout d'abord, le quai le long de la Saône, puis Boistray et surprise : les cueilleuses sont dans le grand champ pour la troisième fois de l'année. Elles sont une cinquantaine de femmes, amenées sur le lieu de travail par des camionnettes,


puis courbées sur des rangs de radis après deux passages de salades.



Qu'il fait bon rouler sur cette petite route déserte et ombragée ! J'ai vite fait d'arriver au niveau de la carrière du Pré de Joux, qui rejoint la Saône, gravière des Ciments Vicat. 


L'exploitation du lieu va jusque fin 2030, les documents de remise en état sont visibles en mairie d'Arnas, m'indique t'on sur un panneau.. En état ? Quel état ? Ils remblaieront et laisseront le site comme ils l'ont trouvé en entrant ? ou bien sera-t'il aménagé pour des activités nautiques ?

En tous les cas, c'est l'été et même les machines ont droit à des vacances 


Juste avant de passer sur le pont de l'autoroute un âne... tout seul dans son grand pré 


et dire qu'il ne peut se distraire en regardant passer les autos et les camions.... Il est vrai que ce sont les vaches qui regardent passer les trains....  et moi...


 Plus loin, d'un côté de la route, les jeunes salades sont arrosées, 


 tandis que les maïs font grise mine juste en face 
 

Un arbre attire mon regard : un aulne en voie de désintégration... le vent sans doute a arraché des bouts d'écorce et pourtant, il se bat pour garder un feuillage vert


et offrir un genre de banc à sa base grâce à de grands lamelles de tronc à terre,
 
 





 et permettre au vent de siffler par les "trous" dans ses grosses branches

 
  ou abriter une famille de lutins à sa base...

Près de cet aulne torturé, je ne peux m'empêcher de penser au Roi des Aulnes, Erlkönig... poème de Goethe, mis en musique par Schubert et par moi, appris en allemand. Merci Madame Durand, si terrible, so schrecklich, que j'en sais encore le texte par coeur !

"wer reitet so spât  durch Nacht und Wind
Es ist der Vater mit seinem Kind ...
 Er hat den Knaben wohl in dem Arm...

Qui chevauche aussi tard dans la nuit et le vent...
C'est le père avec son fils 
il tient l'enfant bien dans ses bras....

et après une nuit de chevauchée terrible où le roi et ses filles, les elfes, essaient d'attirer l'enfant

 tableau de Bernhard Neher

le père arrive enfin de l'autre côté de la forêt, mais 

 In seinen Armen das Kind war tot
Dans ses bras, l'enfant  était mort

C'est à partir d'un mythe scandinave que Goethe a écrit ce texte, mais en général, c'est la fille du Roi des Aulnes qui est un être séducteur, mais mortel comme certaines fées ou certaines sirènes, la Lorelei par exemple... texte que je sais aussi par cœur...

Une douche pour saluer ma performance du jour me semble une bonne récompense avant toute chose... mais avant, lors que je reprends une marche "normale" après avoir rangé mon vélo, une amie me téléphone et je m'assois sur le muret en bord de Saône.

c'est alors que passent deux hommes entre 50 et 60 ans, visiblement amoureux. L'un tend une banane entamée à l'autre qui en croque un bout... et remet cela... oui, amoureux, car personne n'existe autour d'eux... d'autant que cette scène-là était impensable il y a peu...

L'amour est aveugle par rapport à la personne aimée, mais aussi rend aveugle : l'entourage n'existe pas....

"on serait seuls au monde
on jouerait à s'aimer... la la la "




2015-08-11

sur le chemin de halage



Ce matin, le temps était voilé ; il faisait frais : bonne aubaine pour faire quelques kilomètres le long du chemin de halage. Océane, ma voiture, était d’accord de me déposer sur le port de Belleville. Pour une fois, j’ai remonté la Saône en direction de Thoissey.
J’ai à peine fait 500 m que je vois une stèle dédiée à un jeune homme de « 24 ans mort au travail le 17 novembre 1976 ». Etait-il marinier comme le suggère la photo qui le montre avec un uniforme de marin ? Une recherche rapide sur Internet ne me donne aucun renseignement sur ce jeune Jean-Luc Marque (à suivre).

Un peu plus loin, un groupement de tentes près de la Saône dans un bosquet d’arbres. Ils sont bien là, hormis sans doute quelques moustiques… Je repense aux familles allemandes croisées il y a 10 ans (déjà !) qui faisaient du camping sauvage en bordure de la Saône, parce que c’était interdit en Allemagne…

Un bout du chemin de halage est commenté… vertus pédagogiques de ces petits panneaux… Ainsi, j’apprends en autre que « le lit de la Saône est resté le même pendant des siècles. En 1835 ont débuté les aménagements nécessaires à la navigation. La mise au gabarit européen date des années 60. La forme de l’île de Genouilleux est restée la même et s’est à peine ensablée, mais les larges étendues de joncs n’existent pratiquement plus. »

Dans les années 50/60, il y avait à cet endroit-là, « un passeur, nommé ou surnommé Moïse, il consacrait son temps et son plaisir l’été à permettre aux personnes intéressées d’accéder aux plages de cette île. Les plus courageux y allaient à la nage. »

« Depuis la crue tristement célèbre de 1840, la Saône est montée 17 fois de plus de 6 m. » La dernière fois ? 2001 et la prochaine ? Des travaux ont été réalisés pour que ça ne se produise plus…
Plus loin, Voies Navigables de France nous indique :  « Certains prétendent qu’un martin-pêcheur vivrait depuis toujours sur les bords de Saône à Genouilleux et Guéreins ! Il aurait de ce fait constaté l’évolution de la batellerie sur les eaux de la Saône : de la péniche autrefois tirée par des chevaux depuis le chemin de halage aux plaisanciers actuels. Peut-être est-ce lui qui aurait précisé à Jules César le sens d’écoulement de cette rivière au cours si lent que même un tel chef de guerre s’y méprenne. Il faut dire que la Saône pouvait autrefois se traverser à pied en été. »
VNF sollicite aussi notre imagination :
« Imaginez-vous un instant dans le plumage du martin-pêcheur lors des crues historiques de la Saône ou encore en 1929, alors que la rivière était entièrement recouverte de glace. Des conditions difficiles pour un martin-pêcheur ! Car bien peu d’individus de cette espèce se lancent dans une migration annuelle vers des contrées plus chaudes. Le martin-pêcheur est plutôt sédentaire. » Près de chez moi, un restaurant s’appelle « au martin-pêcheur » 

Je peux vérifier que, depuis 10 ans, les Kangoos et leurs variantes restent la voiture préférée des pêcheurs. 

Aujourd’hui, ils ont tous des canes à pêche ordinaires… mais j’ai appris qu’il existe une autre façon pour attirer les goujons, autre qu’avec des appâts, c’est la pêche à la gratte : il suffit de « troubler l’eau avec les pieds en reculant, tentation suprême pour les goujons qui se laissent plus facilement prendre au piège de l’hameçon ! » 

Toc toc toc ! Qui habitent ces petits trous innombrables ? Trop minces pour des lapins, sans doute des familles de mundés : souris des champs, ragondins, courtilières ou… ? 

espace reposant, la nature nous accueille… sachons l’admirer…

frêne aux lourdes touffes de samares (de pince nez ou d’hélicoptères)


saule pleureur qui ressemble tant à celui du jardin de mon enfance… on pouvait même se cacher dans ses branchages…



fleur de chardon… isolée… pour se faire admirer sans aucun doute, alors que dans le pré voisin, il y en a des bouquets…


cygnes se contant fleurette… sur leur ile préférée...
 


symétrie des bosquets autour de cette maison de maitre elle-même symétrique...


 les pieds dans l’eau,  les yeux rivés sur le bouchon, la tête dans les nuages, quoique avec la casquette...


♫ 12 km à pied, ça use, ça use la la la ♫

2015-08-06

piscine

Ce matin, 10 h 15, piscine à Belleville... Je suis contente de moi, je suis arrivée à faire mon petit km...dans une eau un peu trop chaude à mon goût...

Histoire de sécher un peu, je me suis assise un peu en retrait et j'ai regardé l'activité dans le bassin.

Premier constat : il y a plus de grands-pères qui accompagnent leurs petits-enfants à cette heure que de grands-mères. Je suppose que "Mamy", pendant ce temps, prépare le repas de midi. Certains sont méritants, car manifestement, ils ne savent pas nager et leurs petites-filles s'en donnent à cœur joie de se moquer d'eux. Trois fillettes de 7 à 10 ans ont même décidé d'apprendre à nager à leur Papy, qui s'applique. Elles l'encouragent, le félicitent, quand, tout-à-coup, :
          - mais Papy, tu triches !
          - moi ? mais non !
          - si, tu as un pied au fond. C'est pas juste !
          - et qui a triché au Monopoly hier soir ?
          - (la fautive manifeste) Bon, d'accord, tu as droit à un pied, pas à
deux !

La palme du jour des maillots de bain est attribuée ce jour à un homme qui porte un caleçon noir  teinté de gris avec des monuments en jaune. Ainsi la cathédrale Notre-Dame de Paris côtoie la cathédrale de Basile le Bienheureux de Moscou et la Mosquée Bleue d’Istanbul. Drôle de mélange ! Au jeu de qui va gagner des ???, entre ces présences catholique, orthodoxe ou musulmane ? difficile à dire, le prix ne peut être que le droit à de nombreuses longueurs de 50 m.

Et en ce moment se déroulent les championnats du monde de la natation ! Bravo à ceux qui essaient de tout donner pendant quelques secondes pour pouvoir se hisser sur la plus haute marche

Bravo au relais 4 * 100 m !


 Bravo à Laurent Manaudou !


 Bravo à Camille Lacourt qui revient après un an d'absence après avoir vaincu la maladie !

                                           

et les autres moins chanceux à cette heure, mais tout n'est pas joué !




2015-08-05

illusion d'optique


Avoir une mauvaise vue permet de voir des choses que je suis seule à voir…

En revenant de Lyon, après une visite chez l’ophtalmo, j’ai repris le train direction Saint-Georges.

À l’arrêt de la gare de Quincieux (là où hier en fin d’après-midi, tous les voyageurs ont été bloqués à cause d’un suicide… 2 heures de plus de trajet… otages du désespoir…), mon train était sur la voie la plus éloignée du bâtiment de la gare elle-même et j’étais dans le wagon de queue - ça y est, je me cherche déjà des excuses ! –

Je vis alors une scène incroyable : un homme noir âgé, un peu voûté, était assis immobile sur une chaise en bois, en attente sans doute de l’éternité plus un jour.
Très près de lui, un banc vide. Il était abrité par l’ombre de la gare.



 Je pensai immédiatement à certains films comme « Out of Africa », « Alexandre le bienheureux »… et notamment au superbe adagio pour clarinette de Mozart...

 
Mon train démarre et je m’aperçois que le Noir sur sa chaise n’est qu’une poubelle… s’il vous plaît, n’y voyez rien d’autre que ma mauvaise vue.

2015-08-04

recommencer


Recommencer…
prendre de nouvelles résolutions…
recommencer comme quelque chose de nouveau… par exemple d’écrire sur ce blog…
pourtant en ai-je écrit dans ma tête des papiers plus ou moins longs…

Recommencer… la natation
découvrir le bassin d’été de la piscine de Belleville, où j’ai fait de l’aquagym pendant l’hiver
redécouvrir le bonheur d’être dans l’eau, et nager
nager mais sans faire encore mon kilomètre minimum réglementaire (mon règlement pour moi-même…)
puis apprécier la légèreté des jambes, la fermeté des cuisses, mais un peu moins les courbatures des bras… et la fraîcheur de mon corps
prendre un abonnement pour m’obliger à y retourner au moins 2 fois par semaine…
Recommencer… ou/et plutôt commencer
à lire certains livres de philosophes, de théologiens, de rêveurs…
mais aussi prendre plaisir à lire un polar ou un roman de l’été