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2014-11-24

vive les bananes et surtout les cartons de bananes !

 
On nous le dit depuis les années 1930 au moins — d’accord, pour la plupart nous n’étions pas là —, mais nous avons tous en tête l’image de Joséphine Baker, dansant avec une jupette de bananes. Elle était une attraction de la caravane du tour de France en 1937. (photos)



 
Un peu plus tard nous avons tous mangé la banane par les deux bouts.
Nous savons tous aussi que la banane est un fruit riche en glucides (fructose, glucose, amidon), en oligo-éléments (potassium, magnésium, cuivre, phosphore, fer…) en fibres et en vitamines, surtout du groupe B
Elle est essentielle pour les sportifs comme ration d’efforts ou de récupération, car elle renforce le potentiel antioxydant, elle prévient l’apparition de crampes ou de courbatures.

C’est vrai à un tel point que lors du marathon du Beaujolais 2014, un coureur n’a pas hésité à se déguiser en banane. Gloups ! Comme j'ai raté la photo (la banane courait trop vite) alors vous en aurez une autre, alors merci à Frédéric Chambert et Bob l'éponge !
 
 
Même chez le simple quidam, la banane est un atout santé : par sa richesse en potassium, elle est une alliée pour lutter contre l’hypertension ; par ses propriétés antiacides et antibactériennes, elle protège le système digestif ; au régime carotte – riz en cas d’entérite, elle est un bien précieux ; par sa richesse en nutriments, notamment de la tryptophane, qui agit sur le taux de sérotonine, une hormone de la bonne humeur, et de la détente, elle est antistress.  

 
C’est sûrement pour cela que les singes rient autant.


Ne vous en privez donc pas !

 
Mais comment les manger ?
 
Forcément, par les deux bouts :
 Petits conseils en images (trouvées sur internet)




 
Vous me direz sans doute : pourquoi tu t’intéresses tant aux bananes ? En fait, ce qui m’a intéressé le plus les temps derniers, ce sont les cartons de bananes. J’ai donc déménagé du Lot au Rhône. Pas question de payer des cartons de déménagement, alors qu’il y a tant de cartons détruits chaque jour.
Pour les livres ? Je me suis fournie auprès des deux librairies figeacoises, qui m’ont fourni de petits cartons renforcés. Ces cartons-là ont vraiment joué leur rôle de transport de livres.
Pour le linge, l’équipement de cuisine, les babioles et j’en passe, rien ne vaut les cartons de bananes. Il suffit de faire le tour des hypermarchés, de réserver les précieux sésames et de repasser le lendemain. Palme d'or au préposé des cartons de l'Intermarché de Capdenac-Gare : tous les cartons sont rangés par taille, genre et à l'abri !

Les cartons de bananes ? Ils sont propres, car les bananes sont transportées dans de grands sachets plastiques. Ils se récupèrent encore montés. Le contenant est large, profond, facile à remplir. Quand il est plein, une feuille de papier journal et hop ! Le couvercle. Reste à utiliser un gros feutre pour en indiquer le contenu et la destination. De chaque côté, des trous forment des poignées permettant un port facile. Et comme ils ont tous la même dimension, qu’ils sont résistants à l’empilage, même s’il y a des « vides », les cartons de bananes sont le top pour déménager.

Mais attention ! Selon l’origine des bananes, la qualité des cartons n’est pas la même et ne préjuge en rien la qualité des bananes ! Évitez les cartons en provenance de République Dominicaine, ils se délitent, se feuillettent, se désagrègent (c’est peut-être mieux pour l’écologie !), tandis que les cartons Martinique Guadeloupe sont au top et notamment ceux estampillés : "nouveau carton".
J’ai donc déménagé avec de super cartons (environ 150 avec ceux des livres ) et j’ai donc essayé de m’en débarrasser au fur et à mesure en allant les porter à la déchetterie. Mais voilà, les préposés demandent que tous les cartons soient amenés à plat. Eh bien non, ça n’a pas été possible ni pour certains cartons de librairie, ni les nouveaux cartons de bananes martiniquaises. Mon manque de force dans les doigts et les bras est devenu vraiment un handicap.
Que faire ? Des sourires aux préposés, pour leur demander l’aide nécessaire : ils étaient ravis et un peu moqueurs, mais après avoir décollés et pliés trois – quatre cartons bien solides, ils m’ont autorisé à les mettre entiers ! Il faut dire qu’ils passent  dans les bacs avec  énorme broyeuse, qui a raison de tous les cartons.

Ceux qui déménagent ne sont pas les seuls à utiliser les cartons de bananes : ils sont nombreux dans les vide-greniers :
 
Et même que certains gros délinquants n’hésitent pas à s’en servir ! Les douaniers ont saisi ainsi 64 kg de cocaïne en France, dont le montant à la revente au détail a été estimé à près de 2 millions d’euros, sous forme de pains très fins cachés dans les parois des cartons. Mais la plus grosse prise a eu lieu dans le port d’Anvers en Belgique pour une valeur estimée à 500 millions d’euros à la revente… Méfiez-vous donc de certains cartons de bananes !

 
 La conclusion est simple :
 
Pensez à tous ceux qui ont besoin de cartons :  
mangez des bananes !

2014-09-10

du Candy bar à Candy Crush saga


Ou comment devenir accro à un jeu de bonbons ?
Candy… Voilà un mot que j’utilise peu, mais cette année, il est revenu !

Pas sous la forme de cristaux de sucre candi, friandise rare que Maman achetait quand elle allait à la ville et qui valait tous les bonbons du monde, quoique… les caramels à un centime ou les rouleaux de réglisse… On en glissait un morceau dans notre bouche et on le faisait rouler contre le palais avec la langue. Il prenait, petit à petit, une forme arrondie et fondait jusqu’à disparaître : il ne restait alors qu’un arrière-goût sucré, délicat…
 
Selon Wikipédia, le sucre candi est une spécialité culinaire apparue au XIXe siècle en Europe, constitué de sucre de canne sous forme de cristaux de très grande taille. Ces grands cristaux grandissent progressivement dans une solution sursaturée en sucre à partir d'une surface adaptée à la nucléation cristalline, par exemple autour d’un bâtonnet de bois.
Lors du mariage de Vanessa et Gaëtan, sur une idée de Géraldine et avec la complicité de Maryse (je crois), il y avait un Candy bar disposé sur une botte de foin. Dans des bocaux joliment décorés, une multitude de sortes de bonbons rivalisaient de couleurs. À chacun de remplir un des sachets blancs tamponné d’un cœur mauve !

 
Depuis une bonne année, des amis m’invitent régulièrement sur Facebook à jouer à Candy Crush Saga, à leur accorder des vies, à les aider à passer un niveau ou je ne sais quoi. Je n’ai jamais répondu à cette invitation. Et je n’y prêtais aucune attention. à peine parfois une pointe d’agacement.

Une de mes filles m’avait fait rire quand elle m’avait expliqué que dans le RER, elle avait débloqué un « vieux » (« un peu moins que toi… »). Il était depuis deux semaines au même niveau. Il l’avait remercié comme si elle avait sauvé… Cette anecdote m’avait fait rire.
Comme j’entendais autour de moi parler de ces fameux niveaux de Candy crush et pour ne pas mourir idiote, j’ai enfin téléchargé l’application sur ma tablette.


Univers enfantin très coloré, agréable à regarder, invitation à parcourir un chemin semé d’embûches (niveaux) qu’il faut franchir pour pouvoir continuer. Qu’elles étaient faciles les huit premières étapes ! Jeu de casse-tête délicieux où il suffit d’aligner trois bonbons de la même sorte pour les voir disparaître et permettre à d’autres bonbons d’entrer dans le jeu, marquer des points et réaliser l’objectif. Mais si on peut en aligner quatre, alors on reçoit un bonbon rayé ou enveloppé au pouvoir plus grand. Cinq mêmes bonbons sur une ligne, super ! Un gros bonbon rond ressemblant un peu à la forme d’une mûre aux boules colorées (cupcake) nous est attribué. Si, en plus, on le déplace en l’associant à un bonbon rayé, alors c’est un feu d’artifice sur l’écran et bing ! Et bang ! Vous voilà plus grand qu’un prince ! Vous voilà roi (King comme la marque de ce jeu) et vous pouvez passer au niveau suivant avec une frénésie toujours plus grande !

À chaque étape, un objectif : atteindre un nombre de points en temps limité, éliminer la gélatine, faire descendre tous les rares fruits pourtant meilleurs à la santé…

Et en peu de temps, me voilà captive de ce jeu, terriblement addictif ! Ma seule planche de salut est que le nombre de vies est limité par le temps et que je m’interdis de demander à des « amis » de m’offrir des vies ou de les inviter à jouer, puisque je leur ai refusé cette possibilité avant. Pas plus que je ne m’intéresse à leur score comme ce jeu m’y invite. Dès que j’ai un moment, j’ouvre ma tablette et fonce sur cette application pour gagner un niveau. Si je gagne, je n’ai qu’une envie, c’est de gagner le suivant et si je perds, il me faut attendre par exemple 23 minutes avant de pouvoir rejouer. Alors je m’occupe un peu et surveille le temps… et attends encore 2 mn 23’’, en suivant le décompte du temps !

Je m’aperçois très vite que je ne lis plus, que je n’écris plus, que dans ma tête défilent des tableaux de bonbons en mouvement. Je me réveille souvent la nuit avec une seule pensée : ces foutus bonbons ! Où sont mes rêves, qui me font souvent rire ? Où a disparu le bien-être que je ressens quand je suis dans mon lit douillet ? Où est passée ma capacité de réflexion, de m’émouvoir, d’intelligence ?
Je me suis perdue dans les bonbons (candy), je suis broyée (crush) par ce jeu. Une nuit à deux heures du matin, alors que j’ai loupé avant de m’endormir le niveau 50,  je me réveille en sursaut. Des tableaux de bonbons explosent dans tous les sens de mon esprit. Je réalise que je ne m’appartiens plus. Je me précipite sur ma tablette et mets fin à cette histoire (saga). Ouf ! Je me sens soulagée, j’ai retrouvé ma liberté. Il me faut encore quelques jours pour vider le stock de bonbons de mes neurones, accumulés pendant moins d’un mois.
Certes, je mourrai moins bête, je sais maintenant comment on joue à ce jeu. J’ai réalisé aussi comme il est facile de perdre sa liberté. Je pense que le processus est le même pour toutes les dépendances : drogue, alcool, jeu de casino ou vidéo… mais promis, je ne vais pas essayer !

je préfère dérouler ma vie selon mon plaisir !
 

 

 

2014-08-16

brèves de marché

1 - un père et son fils ado d'une quinzaine d'années :
            le père, très professoral :
            - on peut ne pas avoir raison et on peut ne pas avoir tort. Le tout est de discuter
            Haussement d'épaules du fils et mou de ras l'bol...

2 -  dans la rue Gambetta devant la boulangerie :
            - regarde, Maman, une brioche couchée
            - ce n'est pas une brioche, c'est une fouace
            - une quoi ?
            - une fouace
            - mais si c'est juste une "fois", il pourrait en garder un morceau pour demain !
           


3 - la mère à sa fille d'une dizaine d'années :
       - Hm !!! que ça sent bon les épices ! Viens, je vais en prendre.
       - mais, Maman, des épices, y en a à Leclerc
       - mais ce n'est pas pareil. Tu sens ces odeurs mélangées.
       - pfff ! pourquoi crois-tu que Ducros se décarcasse ?
       - mais cette dame aussi elle se décarcasse...
   Regard étonné de la fillette à la dame : ah ?
     





2014-08-15

lune et autres


 La lune
                 
Dans la nuit du 12 août, c’est la lune, qui, une fois de plus, m’a réveillée à 2h30 matin. Je suis sortie sur le balcon. Le ciel était fantastique et de tout petits nuages passaient devant la lune, cette lune décrite comme énorme par certains à cause de sa proximité exceptionnelle de la terre pour moi n’était pas si grosse que cela, mais tellement lumineuse… Selon la photo que j’ai prise à ce moment-là, vous en conviendrez une fois de plus que je suis une bien piètre photographe. Je reconnais aussi que mon appareil est un peu léger, mais tellement pratique…
Un temps de cuisine :
13 août : fabrication de trois sortes de petites verrines pour la soirée franco-anglaise, qui sera le terme de notre groupe en fonction du départ programmé de Madeleine et Chas pour l’Angleterre et de moi-même vers Beaujolais à l’automne. Pour les cuisinières, pour la première fois j’ai utilisé du mascarpone dans mes préparations et c’est super… au niveau de la consistance… Recettes à la demande…
 
Une superbe soirée 
où, selon ma suggestion, chacun a amené un texte, un poème, une chanson, en plus d’une participation matérielle. Avec mon amie Christine, nous avons choisi de prendre comme thème l’amitié. J’ai donc traduit un conte : « l’oiseau merveilleux »de S de Boismont, « the wonderful bird », un texte que j’affectionne et Kate, femme de Jean-Claude, une nouvelle connaissance, m’a aidée à relire.


 
Anne-Marie a invité les Françaises à chanter avec elle « la petite fugue » de Maxime le Forestier.
Madeleine a lu deux poèmes tout en délicatesse comme elle, en anglais When you are old W.B. Yeats, poète qu’elle affectionne particulièrement The Soldier de Ruper Brooks.
John deux poèmes comparant les Anglais et les Français, texte plein d’humour et de jeux de mots, notamment à propos de rosbeef ! lus en anglais, puis en français, lui-même disant préférer la subtilité de la version française et moi, que je comprends mieux….
Chas, en anglais, nous a lu deux textes courts plein d’humour anglais ; heureusement qu’il nous en a donné les explications…
Kathryn un très beau poème, parlant des contrebandiers un peu particuliers, qui, le long des côtes déchiquetées faisaient échouer les bateaux pour les piller et voler le bois pour se chauffer. Au fur et à mesure que Kathryn lisait, Chas se souvenait de ce poème qu’il avait appris à l’école... L’histoire de ces contrebandiers,  je viens de la découvrir en lisant avec délectation le livre drôle et cruel de Jean Teulié, « Fleur de tonnerre » sur l’histoire réelle du serial killer féminin la plus cruelle de tous les temps. Kathryn est elle-même descendante d’un de ces contrebandiers.
Christine, lors de la soirée de la veille, avait travaillé la chanson de Céline Dion « si c’est un ami… », chanson que nous avons essayé de chanter en français et en anglais. Son choix s’est porté sur cette chanson pour cette phrase en autre :

L’amitié, c’est le plus beau des pays
Frienship is the most beautiful country
 
Et moi, Elisa, en plus du conte, j’ai sorti ma guitare qui dormait depuis des années pour pouvoir chanter la chanson un peu triste de Bernard Haillant « pour l’oiseau »… J’ai les doigts talés par le manque d’entraînement… une résolution : ne plus laisser mes doigts à l’abandon et revisiter des chants pour remémorer les textes et les tablatures.
De plus, ensemble, Christine et moi, nous avions amené « à la claire fontaine », que je pensais que tout Anglais apprenant le français savait : eh non ! Mais avec le texte sous les yeux, ils se sont mis au refrain ; ainsi que « il faut que je m’en aille » pour évoquer nos départs.
Mais tout compte fait, l’unité a été réalisée avec « Frère Jacques » en canon…
Frère Jacques, une valeur sûre !
Rendez-vous le 31 août où Madeleine et Chas inviteront plus de monde pour vraiment leur départ à Figeac.

 Alors que je rentrais guillerette, je lis mes messages et tristesse : le mari d’Huguette est décédé. Juste pour un rappel : nous sommes tous mortels, alors profitons de la vie.

♫… il est parti dans le ciel bleu
Comme un oiseau enfin libre et heureux…

(le facteur de Georges Moustaki)

mouette rieuse ciel bleu 585x389 Comment faire pour photographier un oiseau en vol   Partie 1 

Un moment drôle :

 Dans la salle d’attente de ma kiné préférée, un titre sur une revue qui ne sert à rien, sinon ce numéro à me faire rire. Je ne nommerai pas le titre de la revue que je n’ai pas regardé vraiment : je me suis précipitée sur l’article
Françaises, mythe universel. Article sous forme de vérités et contrevérités… Ouf ! Je sais maintenant en quoi je participe à ce mythe universel. À lire dans les salles d’attente, les coiffeurs etc

 Un moment musical :
 
Le concert de restitution de la Master class de chant, lié au festival de cordes dans la très belle église romane de Saint-Pierre Toirac. Se souvenir que ce ne sont que des élèves, qui, souvent, arrivent avec Madame Trouille et Monsieur stress collés à leur peau. Mais pourquoi se lancer à chanter des morceaux que tout le monde connaît dans des versions parfaites comme « l’air de la reine de la nuit » ou « lascia ch’io panga ».

Mais ce moment a été sublimé par la dernière stagiaire : Kate, véritable professionnelle qui a choisi trois morceaux peu connus, magnifiques et tellement sentimentaux. Quelle sensibilité ! Quelle émotion ! J’espère que j’aurai l’occasion de l’entendre encore...
.
 
Un concert de qualité :
Avec le chœur professionnel de jeunes Finlandais  Cantomino : Palestrina, Mozart, Bach, Sibelius, Grieg, mais aussi des compositeurs contemporains Finlandais… un chœur parfait de jeunes gens qui font de la musique et du chant depuis l’âge de trois ans : c’est une tradition chez eux… Mais rigueur toute luthérienne… Belle tenue des filles avec des robes comme des dominos...
(photo à venir)

2014-08-11

colère contre plaisir, aujourd'hui contre hier


Grrr ! je suis en colère contre moi-même. Ce matin, je me suis réveillée avec un grand sourire : j’allais passer une superbe journée avec un sacré programme. Balade pour commencer, peut-être piscine, travail intellectuel sur le tarot, puis direction Carennac pour visiter une exposition et retour par Bretenoux pour assister à un spectacle dans le cadre des Préalables du Festival d’Aurillac sur l’île de la Cère. La sortie de cet après-midi et de la soirée était prévue avec une amie. Pour une histoire de voiture, de garage, de prise de mauvaises décisions, le temps a passé jusqu’au moment où j’ai annulé mon programme : ça ne valait plus la peine !
Quand est ce que je vais suivre uniquement mon instinct et ne pas accepter de me faire manger ? J’aurais dû dire : départ à 15 heures, à prendre ou à laisser. Mais il est vrai qu’il est toujours plus agréable de faire un déplacement à deux, de pouvoir échanger, d’avoir un autre regard, que d’être seule. Et d’abord, pourquoi je reste seule ? C’est le genre de questions que je me pose dans ce cas-là.
Aussi, je suis descendue en voiture jusqu’en bas de la côte ; de là, je suis partie à pied en direction du Surgié : histoire d’écraser cette colère sous mes pas. J’ai été très surprise de découvrir un espace de jeux pour les enfants avec des structures gonflables et un trampoline et tant de jeunes couples avec de très jeunes enfants.


 



Assise sur un banc au soleil, j’en ai profité pour téléphoner à deux amies, tout en observant les enfants qui caracolaient sur la pelouse. J’étais envieuse des grands-parents qui étaient là avec leurs petits… quel beau lieu que cet Espace du Surgié !
 


De ma colère, il me reste ce soir de la déception. Demain, ça ira mieux. Aujourd’hui, c’était une journée sans…

Rien à voir avec la journée d’hier que j’ai entamé en allant chercher du pain à pied, puis piscine, temps de travail sur le tarot et participation au festival de Querbes, "le plus petit des festivals de jazz" sous la halle de Capdenac ;


 
Un temps de lecture avec quatre comédiens d’auteurs hongrois Milán Füst, Ferenc Karinthy, Sándor Márai, Imre Kertesz… Superbes textes  très bien lus, sentis et communiqués
Un temps de musique avec le Budapest New jazz ensemble et l’orchestre national de Querbes. Concert de restitution d’une master classe. Du jazz qui faisait penser au jazz New Orléans par les morceaux choisis, par l’ambiance et le jeu des musiciens.

Hier, j’étais contente. J’avais suivi mon programme. J’avais éprouvé beaucoup de plaisir. Hier, c’était une journée avec…

2014-08-10

brèves de marché et autres

Vendredi en fin d’après-midi, je suis allée à la piscine au moment où tout le monde en sortait ou presque. Discutant avec les maîtres nageurs, je leur dis mon sentiment que l’orage de midi s’est déplacé vers l’Est et que c’est fini pour nous. Ils ont souri de ma certitude et m’ont dit qu’il avait eu reçu un message d’alerte orange pour huit heures du soir et la mairie leur a demandé de sécuriser le matériel.

Effectivement, vers neuf heures du soir, l’orage grondait de tous côtés. Des nuages noirs ont assombri d’un coup les lieux, mais en même temps, un coucher de soleil fantastique essayait de s’imposer. Couleurs d’apocalypse que mes photos rendent imparfaitement. Le vent s’est mis à souffler si fort, que les vitres craquaient comme si elles allaient exploser. Je suis arrivée à fermer les volets non sans mal et me suis éloignée de la véranda pour ne pas être blessée par les morceaux de verre au cas où…
 
 
 

Après une pluie diluvienne, les éléments se sont calmés. pas de mal pour moi.

Samedi matin, dans la rue, je rencontre Bernard, qui habite dans la vallée du Lot après Capdenac. Ils ont eu beaucoup de grêle. Son jardin si beau est haché… La discussion sur le marché tournait sur les dégâts ou non de cet orage.
Comme je faisais une séance de dédicace de mon livre à la librairie Champollion place Carnot ou place de la halle, où se tient une bonne partie du marché alimentaire, j’ai pu faire œuvre d’études sociologiques. J’ai étudié le physique, l’habillement, les relations des couples, des parents – enfants et grands-parents – petits-enfants…
Incroyable la multitude des formes et couleurs des poussettes pour les petits. J’en ai même vu une particulière, une McLaren… Mais McLaren ou pas, ça n’avançait pas bien vite dans les allées…
Un tout petit garçon, deux ans peut-être, est arrivé près de moi, m’a souri, fier de lui et a continué son chemin. Mon inquiétude de mère, mais il est tout seul ? Et j’entends un jeune homme (très grand et très beau) dire à son ami : «  ne crains rien, je veille. Quand il aura eu peur, il restera de lui-même près de moi. » Pour l’heure, Petit Bonhomme n’a pas peur et arrive à se faufiler dans la foule plus facilement que son père. L’enfant se retourne, son visage s’illumine. Il a vu son père, il se précipite en riant dans ses bras. Il n’a pas eu peur. Il sait...

Devant la vitrine de la librairie, une fillette de 6 ans :
-      regarde maman, ce livre. Notre stagiaire nous l’a lu.
-      Notre stagiaire ?
-      Oui, celle qui apprend à s’occuper des enfants.
-      Alors c’était la stagiaire de la maîtresse
-      Ah non ! C’est la maitresse, elle se débrouille, alors c'est la nôtre et ce livre est génial. Dis, maman,…
-      Non, tu connais déjà l’histoire
Visage de déception… Vrai, qu’il est génial ce livre ! Le magicien des couleurs d’Arnold Lobel.
 
Salutations efficaces :
-      Hello, Ben, ça va ou pas ?
-   hein ?
Le temps que Ben fasse 360° sur lui-même, celui qui l’a salué a disparu. Ben hausse les épaules.

Je suis contente, ma vente de livres était honorable. J’ai surtout beaucoup discuté avec des gens forts intéressants, qui avaient déjà lu mon livre ou pas encore...
Une dame m’a dit qu’elle avait compris, après l'avoir lu, pourquoi la boulangère de la rue d’Aujou vendait des kouglofs et des pâtés lorrains. C’était sûrement une descendante des Lorrains qui ont été déplacés au début de la Seconde Guerre. Raté et je lui explique :
-       c'est vrai que le café lorrain, situé presque en face, a ce lien ? La boulangerie, non, elle n’en a pas. Les boulangers viennent comme moi des Hautes Vosges et ont fui la pluie.
-      Mais la pluie, il y en a ici...
-      pas comme dans les Vosges. Ici, ce sont des averses et il est rare que la lumière manque.
Comme elle est sceptique, je lui explique que j’y étais dernièrement et qu’il a plu du dimanche au jeudi sans discontinuer…
-      Àh ! Je comprends…

Un Monsieur me fait le reproche gentiment de n’avoir pas mis un plan de Figeac dans mon livre, mais il me dit avoir découvert ce matin la place Vival. Je lui dis : « voilà un bon jeu de piste… » Reste pour lui à lister les lieux que j’ai cités et à les repérer dans la ville ou sur le plan vendu à l’office de tourisme.

Discussions aussi autour de certaines personnes : « être et avoir été », partage de morceaux de vie : « je suis née ici et je suis allée à l’école jusqu’au collège… Puis déménagement… », « Chez moi, c’était comme dans votre livre, sauf que… »

Des demandes aussi de précisions, de plus amples connaissances sur un fait, une famille, un homme… Pour certains, je promets de chercher un peu plus. Il me faudra aller rechercher dans les 1000 pages d’interviews le passage où l’on m’en a parlé et peut-être rencontrer la personne qui me l’a dit pour en savoir plus.

Des contacts pour faire une conférence lors du prochain hiver sur mon livre, les souvenirs (les souvenirs s’écrivent au présent…), les événements, l’évolution de notre société dans ce XXe siècle… À travers des récits de vie, qui n’est pas un travail d’historienne stricte, je le précise à nouveau...

Le soir, je suis allée à Capdenac-le-Haut écouter le concert donné dans le cadre du Festival des cordes. 17 €, c’est un peu cher, j’espère me régaler. J’aurais mieux fait de me renseigner un peu plus :  il s’agit ce soir d’un concert solo je n’aime vraiment pas. J’avais envie d’entendre un quatuor. Raté ! Je m’en irai à l’entracte.

Pourtant, j’ai quand même ri intérieurement. Je m’étais mise tout au fond pour mieux entendre et au centre ou presque. Je ne voyais donc rien ou pas grand-chose, en dehors du Christ en croix.
 
 
Un tableau assez sombre et avec la lumière des projecteurs de la voûte j’avais l’impression que le Christ dansait comme Zorba le grec. Les bras écartés, les jambes croisées, le torse un peu vrillé et plein de soleil… La musique que j’entendais alors dans ma tête était beaucoup plus gaie que celle qui était jouée…

 
 
Un peu plus tard, alors que le violoniste jouait un morceau un peu grinçant de Paganini et comme la porte de l’église était ouverte, je regardais dehors. Un chat, qui passait sur la place, s’est approché lentement. Il a passé la tête et, dédaigneux, est parti tranquillement plus loin.

Je suis partie à l’entracte.

2014-08-07

pas de culture sans droits sociaux

Mardi soir, il y avait un concert aux Terrasses du Puy du groupe Bumpkin Island annoncé comme jouant de la pop-folk aérienne... une fille et 5 garçons, beau  travail, une seule belle voix : la jeune fille... un bon moment...peut-être un peu répétitif... certains musiciens jouant de plusieurs instruments très bien... mais pourquoi Island ?
en tous les cas sur une grande toile plastique noire, on a pu lire :

 
 
J’ai apprécié la manière dont Eric, le chef des Services culturels pour cette soirée, a expliqué :
« Depuis des semaines, vous avez entendu parler du combat des intermittents du spectacle. Au train où vont les choses, il n’y en aura bientôt plus. Sans intermittent, plus de son comme ceci »
et il continue à parler sans que personne ne comprenne quoique ce soit. Retour du son, puis :
« Sans intermittent, il n’y a plus de lumière comme ceci »
Et les lumières s’éteignent… on y voit à peine, car la nuit n’est pas complètement tombée…
« sans intermittent, il n’y a pas non plus de musique et on se demande ce qu’on fait là. Pour l’instant, nous pouvons encore avoir du son, de la lumière et même de la musique. Alors accueillons toute l’équipe de Bumpkin Isaland, qui arrive de Rennes. »…

2 - J’étais avec des amis et devant nous, des gamins étaient très agités. On commence à discuter avec eux pour les calmer. On s’intéresse à eux, leur prénom, leur âge… et l’un d’eux me dit :
          -      Moi, je sais la table du 2
          -      Et tu en sais d’autres ?
          -      Oui, trois. La table du 0, celle du 1 et celle du 2. Moi, j’ai redoublé le CP
          -      Alors tu sais lire ?
Son visage s’illumine.
          -      Oui, je sais lire PAPA, seulement cela. Je sais PAPA.
Long sera son chemin vers l’autonomie…

 3 - Ce matin, j’ai reçu une courte missive d’un Monsieur de 84 ans, que j’avais eu au téléphone et qui m’envoyait un chèque pour que je lui envoie un livre.
Quel plaisir de recevoir une lettre très joliment écrite :

« … Avec mes remerciements, je vous prie d’agréer, Madame, l’expression de mes très respectueux sentiments »

4 – Je suis donc descendue à pied à La Poste à temps pour lui expédier. En ville, j’ai rencontré des ronces (je rappelle qu’ici, c’est gentil ; ça veut dire qu’on a rencontré des amis, des voisins, des connaissances et que l’on a discuté avec plaisir). Comme j’allais remonter, en passant sur la place des écritures, je vois un attroupement, je m’approche.  Un chapiteau, des chaises, plein de monde, pour entendre un Trio hongrois jouer du jazz superbement dans le cadre du festival de Querbes, le plus petit des grands festivals de jazz s’ouvre à Figeac en cette fin d’après-midi… mais aussi des parapluies...
 
Thème de cette année : Querbes – Budapest…. La culture hongroise à travers ses musiciens, compositeurs, notamment Béla Bartók, ses écrivains avec des concerts, des lectures, des discussions… à suivre… forcément avec l’Orchestre National de Querbes évidement !
Partage d’une autre culture….

5 – ce soir en VO cinéma : « les poings contre les murs »
 
PS : Ronald McDo est allé jouer ailleurs et les voitures sont revenues... l'ordre est revenu
 
 

2014-08-06

Mc Do et le sport

 
Etonnée, ce matin, quand je suis descendue en ville, j'ai été étonnée par des voitures garées un peu partout. la faute à qui ? à McDo.
Tout le grand parking de la passerelle est bloqué par une grande animation :
 
 
 
 
Cette bonne société s'inquiète de la bonne santé de leurs petits clients et leur propose des animations sportives avec un matériel un peu dingue avec des tentes, des gonflables, des tapis, etc
 

 
Mais que l'on ne s'y trompe pas, l'aspect commercial est très présent. les enfants reçoivent tout d'abord un tee-shirt McDo kid, puis boisson, sandwichs, gadgets. Bien sûr, ils peuvent s'initier à quelques sports et participer à des relais. Ronald le clown est là pour stimuler les concurrents et chaque enfant a la possibilité de se faire photographier avec lui. Photo gratuite !
 
 
 
Mais une chose m'étonne : chaque enfant a un bracelet en général bleu et très rarement un rouge. des parents m'expliquent que c'est pour ou contre le "droit à l'image". Eux ont choisi d'interdire l'exploitation de l'image de leur fille. ils sont venus pour offrir à leur fille une première approche du judo, qu'elle voudrait faire à la rentrée. Ce sont des parents bien naïfs, qui  pensaient au rôle philanthropique de McDo... Raté : but commercial !

 
 
Dire qu'il n'y a qu'en France que Mc Do n'a pas baissé son chiffre d'affaires, bien au contraire, car les Français ont très vite demandé une qualité minimum dans leurs assiettes. dans le monde, Mc Do est en perte de vitesse, au moment même où ils améliorent la qualité...
 
A côté des courts de tennis, Figeac a aussi un beach volley, hey, hey !