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2010-08-26

2010 08 19 jeudi


Vous le voyez bien l'homme- mascotte du festival d'Aurillac ? il prend sa douche ; voilà donc une raison supplémentaire d'aller lui rendre visite. En ce moment, Michèle et Eloïse sont en vacances à la maison et comme nous apprécions toutes les trois le théâtre, l'art des rues etc, nous prenons la direction d'Aurillac, son heure de route, son fléchage parfait à l'entrée de la ville pour le Parking 1, son poste d'accueil sympa, ses navettes vers le centre-ville et nous voilà sur place pour une balade fabuleuse au sein du Festival Aurillac Eclat 2010.... un éclat que je vais essayer de refléter en vous entraînant dans notre balade...  Vous êtes prêts ? alors go !


                            
Nous entrons dans la ville de l'étrangeté.... tout peut arriver... non, la dame ne vient pas de prendre son bain dans la fontaine, ni ne vient de se débarrasser de ces oripeaux ; elle va plutôt s'en encombrer comme on s'encombre dans la vie de choses inutiles...


                                       

Y a pas :  la maison de l'emploi, ça donne la larme à l'oeil, sans avoir besoin de se mettre le doigt dans l'oeil.... en plus, c'est gratuit... mettez en route toutes les alarmes, le grand éclat du contre-emploi est parti.... ah ! les vaches ! et si vous mettez votre espérance dans la fanfare ci-dessous, alors il y aura vache maigre !

                                                 
Pour avoir déjà vu à Capdenac le Haut cette fanfare, piétons, inutile d'appuyer, ça ne sert à rien, sauf pour les canards Saint Coin - Coin, trop top...

             
 Prenez un homme en uniforme qui rappelle d' autres hommes d'un état totalitaire, levez la tête et découvrez des bannières qui rappellent d'autres bannières d'un même état totalitaire ou le logo d'un hypermarché connu. Vous vous sentez un peu mal à l'aise et vous regardez mieux : ouf ! il n'y a ni croix, ni crâne macabre, ni .... mais un oiseau devant la première lettre de l'alphabet. Et maintenant, écoutez : l'homme psalmodie, mais quoi ?  la Litanie des Saints ? le Psaume du jour ? le  Cantique des Cantiques ? non, avec suavité, il lit chaque ligne d'un prospectus alimentaire d'une grande surface.... allez dans votre boite aux lettres ,  prenez par exemple la page de la viande d'un imprimé publicitaire et psalmodiez : "viande bovine, tranche,tende de tranche, façon tournedos à griller, en plateau de 6 pièces minimum, aiguillettes de poulet, panachage possible entre blanc et jaune(vive le métissage !) poulet certifié la barquette de 240 g etc etc...." ça finit par être obscène.... mais c'est intéressant ! Le soir, à la veillée, vous  lancez l'idée et si on psalmodiait le prospectus... fou rire assuré...
                              

Il est encore tôt pour un festival : 10 h 30 et le grand Cours Monthyon prend des allures de grand marché

                              
De charmants jeunes gens invitent les badauds à "leur nuit de noce" ; ils ne veulent pas la passer tout seuls...

                                 

De bas en haut, la rue est spectacle....

                              
La Compagnie du Faubourg jette un regard naïf sur ces petites choses qui font notre quotidien et l'enfant est heureux d'avoir droit au tirage d' une carte en couleurs "il est vraiment, il est vraiment phénoménal la la la...."  


                      

il y a ceux qui improvisent.... (suffit de leur donner un thème à ces grands gosses !)

                                  

ceux qui racontent des bêtises, qui se disputent et qui se font ensuite des bisous devant un public ravi... (voyeurs, va !)

ceux qui pensent que c'est Noël et que l'Autriche, c'est par là....

                                    
celles qui aiment jouer aux princesses, qui font rêver les petites filles et les... princes charmants...


                                 
et il y a la Compagnie des Songes qui nous invite à partager leur voyage dans une caravane... un moment délicieux...

            

et il y a Roswitta grande yodleuse.... elle  est gardienne et sonneuse de cloches... elle veut un amoureux, alors  elle en  choisit un parmi les spectateurs... timide son amoureux ! il lui faudra du temps avant de biser la donzelle très gaillarde.... faut dire que biser sa belle devant une telle foule, assise à ses pieds... surtout quand la belle lance avec force de délirantes trilles...


                         
et il y a de grands garnements qui viennent de rentrer en classe et qui ne sont pas vraiment drôles...

                                               
et il y a la petite fille à la  coiffure végétale, très jolie, sauf qu'il ne faut pas être assis derrière elle, car elle a la bougeotte, la petite !

                            

et il y a un clown bonimenteur qui propose "les numéros les plus nuls de la création" comme boire sans respirer et sans s'arrêter une bouteille d'un litre d'eau moins trois traits et il  réussit !  et tous les spectateurs de faire tourner leur bras droit index levé en disant : ô yes , il fait un numéro minable avec une balle ô yes, puis  il choisit un spectateur qui joue le jeu à fond, il l'affuble d'un chapeau de paille rouge et lui fait faire des tout petits numéros ridicules, mais le ridicule ne tue pas ô yes et le grand numéro : réceptionner dans sa bouche une petite balle lancée par le collègue avec sa propre bouche ô yes et la foule hilare ô yes on ne s'en lasse pas ! ô yes !

                     

et voilà ce qui reste  de Li Ning après sa chorégraphie sur le thème de l'adhésif.  Dites sssssssssssssccccccccccccccccoooooooooooootttttttttttttttttttttttcccccccccccccccchhhhhhhhhhhhhhh !

                                      
eh oui , la p'tite dame, la vie est ainsi... petite !

                             

 il y a ceux qui se la jouent Moyen-Age décalé...

                                   
et il y a la foule en général assise par terre, sauf les prévoyants, les rodés, les habitués se promenant avec les petits sièges Décathlon à 3 pieds ou coussins en tout genre... mais on n'a vu personne avec un tabouret attaché à leur cul comme les bergers des alpages ; ce serait le plus pratique pourtant !
                              
                                                                       et il y a ceux qui ont trop regardé la famille Adams et qui aiment être encadrés

           

et il y a des filles qui lisent leur petite annonce à la recherche d'un compagnon... à désespérer de rires

                                   
il y a aussi les piétons et leur concert chanté théâtralise, des textes plein de sens, sens chavirés, virées les bonnes manières, air ils n'en manquaient pas, quoiqu'il faisait bien chaud, chaud par devant, devant un public avide de leurs mots, mots à chanter, à danser, à décaler... ainsi les paroles de l'Internationale  sur la musique de la vie en rose... essayez... pas évident !

il y a ces nouveaux "errants" avec leurs chiens fort bien canalisés, même si certains en ont plutôt peur...

                         


il y a le contorsionniste jongleur chinois qui remporte un franc succès
                      

il y a aussi ce que l'on appelle une performance et qui aurait pu s'appeler "foutage de gueules"... le titre "claustrophobie" en  deux phrases : "comment sortir la phrase de sa gangue ?" et "suis-je allé au zoo"... en tous les cas, Julien Blaine est enfermé dans la cage de ses délires...



                             

et il y a des gens qui regardent ceux qui les regardent, qui les photographient...

 
                         
                                 

et il y a celui qui ne se déplace qu'en coq qui effraie certaines poulettes, en font rire d'autres...

et puis il y a "le bal des chaises" 

place de l'hôtel de ville, des employés municipaux s'affairent à installer des chaises : quelle bonne idée ! car à force de s'asseoir par terre, le popotin est un peu talé... autant dire qu'on est nombreux à se précipiter pour s'y asseoir... et  recevoir un ticket portant un numéro rouge ou vert

Max Horde s'assoit face aux spectateurs et se fait couvrir de chaises : à l'appel de nos numéros, nous devons aller déposer notre chaise à notre guise et retournons nous asseoir... par terre, oui sur le cul ! 

et comme pour tout bal, il y a de la musique, musique des mots qui disent les maux... avec des "j'ai peur..."


 



      

                             

il y a aussi toutes sortes d'illuminés qui prêchent dans le désert d'Aurillac... là, non, on n'y croit pas... un désert de foule....

   
                                                      

ou qui chantent la liberté, la joie de vivre, la gaieté...
 

et il arrive une heure où l'on se dit qu'un bon repas ferait du bien.... tiens ! ce "resto" associatif "cuisine du monde" aux saveurs de l'Inde : délicieux !


   

et les jongleurs proposent des initiations avec un matériel varié...  

                  

  

et dans la rue, ça danse, ça frémit, ça palpite et surtout... ça rit !

mais il nous faut prendre un bus pour monter au Chateau Saint Etienne, invitées par la Compagnie polonaise "Teatr a part" pour leur spectacle "el nino"... beaucoup d'émotions, de sensations fortes, de frissons.... technique, esthétisme, physique.... on reprend le bus,  pas tout à fait les mêmes... impossible de rester indifférents...

                                          

et pour finir, moment de tendresse avec Spectaculaires, les allumeurs d'images

                             on dirait que.....

rêve d'enfant.... on dirait qu'au son des fanfares du Roi, le Petit Géant entra en ville...
on dirait qu'on était des centaines assis par terre à rêver avec l'enfant qui dormait, en regardant la façade se modifier, prendre vie au gré des images


                        

                                          

mais on dirait surtout qu'"il ne faut pas écrire sur les murs"....


                               

il nous restait à rejoindre le Parking P1 en navette et prendre la direction de Figeac les yeux pleins de soleil en cette nuit bien noire....

2010 08 26 jeudi

Il y a quelques temps Roselyne, la bibliothécaire préféré de Capdenac le Haut, me téléphone :

     "Allo !ça te dirait d'avoir une initiation à l'encadrement ?
     - sincèrement, non merci. je n'ai plus envie d'encadrer quiconque j'ai assez donné
     - tu as déjà encadré ?
     - encadré, managé des groupes, oh oui !
     - mais ma proposition est différente !
     - ils ont trouvé une nouvelle méthode
     - pour encadrer des photos, je ne crois pas
     - des photos ?
    - je te propose un atelier d'encadrement d'images, de photos ; une approche de la  technique  de base animée par une professionnelle
     - tu sais ce qui est manuel...
     - pas besoin d ' être doué, il faut juste amener une photo ou carte postale
     - allez ! ok ! c'est gentil d'avoir pensé à moi"

Je suis toujours heureuse que l'on pense à moi pas seulement parce que ça flatte mon ego (j'avoue), mais aussi, parce que je sens que je m'en racine dans ce pays, j'existe pour lui et puis c'est aussi en relation avec l'amitié...


Voilà comment en fin d'après-midi, je me suis retrouvée à la salle des gardes. je n'ai pas pensé  à choisir une photo en avance et au moment de partir, je prends le faire-part de naissance de Louise Balland, fille de Nicolas et Katia qui me sont chers et voilà comment je me retrouve au coeur d'un groupe de femmes.

Le matériel est prêt ; Brigitte a tout amené : matériel technique, cartons, cartoline, papiers...
et c'est parti....



Chacune s'applique avec ces capacités... je découvre que certaines sont vraiment fachées avec les calculs élémentaires... pour passer de la fenêtre-image FI au cadre final en passant par la largeur du cadre

et mesure et équerrage et découpe et évidement et nouvelle découpe et attache d'un anneau et coller et ... choisir un papier qui mette en valeur la photo, le découper largement, l'évider petitement pour pouvoir le rabattre et.... la plus grosse partie est faite en plus des deux heures prévues. Restera à commander un verre et une baguette, à faire le paquet pour bien protéger l'oeuvre, à installer le tout et le faire-part de Louise sera joliement encadré ; quant à Louise, c'est un bébé adorable très bien entourée par ses parents amoureux...

et le résultat est là dans cette simili-exposition :



Seule ombre au tableau : Brigitte, animatrice du jour, a rayé salement sa voiture le long des murs.... impressionnant ! ça casse un peu

2010-08-16

2010 08 15 dimanche

Aujourd'hui, pour la messe de la fête votive de Lacapelle-Marival, la chorale Merlival chante la messe. Depuis presque deux mois, ils préparent la messe de ???? en latin et quelques chants.
Je propose à mon amie Michèle d'y aller pour les écouter et ça lui dit  ; et c 'est parti pour Lacapelle...


Charmant village, ce village médiéval comme tous les villages du sud-ouest, mais celui-ci a un très beau château, dans lequel il y a une exposition,  pas encore ouverte en ce jour,

                                               
mais plus loin, une autre exposition nous attire : celle réalisée par l 'Association de Provence en Quercy,  qui présente un village provençal animé avec des santons de 30 cm de haut... 140  santons pour une joyeuse farandole...



Les cloches tout aussi joyeuses nous appellent pour une autre farandole... C'est la première fois que je rentre dans cette église peu lumineuse... peu d 'ouvertures latérales : petites et très en hauteur...
La chorale en grande tenue est déjà installée dans le choeur.
Un peuple de cheveux gris et de femmes en grand nombre s'installe sur les bancs...
Trois porte-drapeaux dont une jeune fille se placent sur le côté du choeur...
Incroyable le nombre de gens qui achètent un cierge et vont l'allumer dans la chapelle mariale !

Le ton est donné par le curé, qui oublie, dès le départ, le chant d'entrée : "cantate dominum" de Haendel, mais n'oublie pas de rappeler que c'est la fête de l'Assomption, fête de l'Ascension de la mère de Dieu fait homme, autrement dit de Jésus....
Pourquoi ne dit-il pas que le culte marial a été inventé pour donner aux femmes sans âme un modèle féminin pour canaliser l'instinct féminin, sauvage par définition, indomptable, mystérieux au regard des hommes...



La première lecture m'impressionne et me ramène à différents contes du répertoire mondial liés aux monstres à 7 têtes...

Ap 12 :1 - Un signe grandiose apparut au ciel : une Femme ! le soleil l’enveloppe, la lune est sous ses pieds et douze étoiles couronnent sa tête ; {2} elle est enceinte et crie dans les douleurs et le travail de l’enfantement.
12 :3 Puis un second signe apparut au ciel : un énorme Dragon rouge-feu, à sept têtes et dix cornes, chaque tête surmontée d’un diadème. {4} Sa queue balaie le tiers des étoiles du ciel et les précipite sur la terre. En arrêt devant la Femme en travail, le Dragon s'apprête à dévorer son enfant aussitôt né. {5} Or la Femme mit au monde un enfant mâle, celui qui doit mener toutes les nations avec un sceptre de fer ; {6} et son enfant fut enlevé jusqu’auprès de Dieu et de son trône, tandis que la Femme s’enfuyait au désert, où Dieu lui a ménagé un refuge pour qu’elle y soit nourrie mille deux cent soixante jours.

nourriture pour 1 260 jours = 3 ans 5 mois 15 jours... voilà ce que vaut une femme selon la Bible... à elle de se débrouiller après... est-ce à cause de ce texte que, quand une femme a travaillé toute sa vie ou presque, elle peut toucher trois ans d'indemnités Assedic, mais avec des obligations... la Bible ne met aucune condition apparemment : l'enfant de la femme lui a été enlevé... Imaginez juste un instant que ce fut une fille qui naisse....ô  mes soeurs, pleurez !

iconographie du monastère de Calais : la Femme et le Dragon (voir leur site)



iconographie plus moderne, mais plus réaliste

Petit refrain et silence, chacun attend la seconde lecture... silence... silence... une dame se lève, traverse l'allée, s'avance de quelques rangs et tape sur l'épaule d'une vieille dame : elle avait oublié que c'était à elle.... la vieille dame monte pour lire, j'ai déjà peur pour la suite et à ma grande surprise, elle lit bien une épître... que je n'écoute pas vraiment...

Devant moi, un couple âgé... ils se tiennent par la main... tendresse... ; je ne peux m'empêcher de penser qu'avant les hommes et les femmes étaient séparés dans les églises : à droite, les hommes, colonne du sud,  de la lumière naissante et les femmes du côté gauche, colonne du nord, des ténèbres.... eh oui, toujours pareil....


J'avoue, je n'ai aucune envie d'entendre l'homélie, j'étouffe et dis à Michèle : "j'en ai assez" et au même moment, le curé, lisant l'évangile : "et l'esprit vient à Elisabeth"... mon esprit m'a dit que boire un café en attendant serait pas mal, alors je sors....

Au café, des hommes, rien que des hommes, c'est l'heure de l'apéro : les femmes sont devant leurs fourneaux ou à la messe... conversation peu intéressante
La pluie se met à tomber et le café s'emplit de gens, qui viennent s'abriter ; d'où je suis, j'ai vue sur la porte latérale de l'église ouverte, je guette les retardataires, ceux qui veulent aussi s'y abriter sans consommer (de liquide, car pour l'esprit, je les laisse leurs pensées libres...)
Dans le café, je découvre une arithmétique particulière :

apéro + apéro = apéro

café + café = apéro ou... rien

Je décide de rejoindre Michèle juste au moment de la communion ; la chorale est en train de chanter un chant fort joli que je ne connais pas, suivi de l'Ave Verum de Mozart

Michèle a disparu elle aussi, mais je tiens à écouter le chant final ; la bénédiction vaut son pesant d'or ou plutôt de sardoine (pierre liée au signe de la Vierge) :

Que le Seigneur bénisse les Fils de Sa Servante !

Marie n'est plus mère, elle est servante... "femmes qui enfantez, prenez-la comme modèle !" c'est  la place attribuée aux femmes par toutes les Églises et par toutes les religions créées par .... des hommes



Lors de la fête votive d'un village, on n'oublie pas les martyrs récents et on assiste alors à un dépôt de gerbes et au recueillement devant les monuments aux morts. Comme il n'y a plus de fanfare-batterie au village, la musique militaire de mise est enregistrée, même la sonnerie aux morts... levée des couleurs, minute de silence, dépôt de gerbes portées par des jeunes filles : la relève est assurée... Le plus drôle, c'est qu'il y a un animateur de cérémonie, un peu comme pour les cérémonies mortuaires au crématorium... ok, ok, il y a mieux comme comparaison... et la chorale entonne La Marseillaise... un seul couplet, je remarque que seuls les Anglais regardent leurs partitions pour les paroles sans aucun doute...

 



Je ne savais pas qu'il existait des giboulées d'août et bien maintenant, je le sais... et entre deux giboulées, nous décidons d'aller voir à Villeneuve d'Aveyron les compositions florales de l'église réalisées par le curé lui-même, un passionné de l'art floral et effectivement... petites tables avec fleurs, petites lampes nous accueillent...


 et nous apprécions vraiment les réalisations florales ; je me suis laissée dire qu'il formait les "décorateurs des églises voisines" à l'art floral

            

Comment ne pas rire en regardant le commentaire qui accompagne le tableau ci-dessous :
                                               

"ce tableau du XIX° réalisé par le peintre Joseph-Pierre Hilarion Castanie
représentant le martyre de Saint Fabien et Saint Sébastien a été restauré et sauvé de son oubli et de sa destruction grâce à l'opération "poule farcie", repas organisé pour la protection du petit patrimoine religieux"... tout mène à tout ! Sur le clocher de cette église, j'ai vérifié : il n'y a pas de coq.... l'ont-ils mangé ?

et un petit tour à Villefranche de Rouergue et notre balade de l'après-midi s'est terminée devant une pizza...

2010-08-14

2010 08 14 samedi

Brèves de marché

Un homme dans la rue passablement endormi discutant avec un autre :
        - ce matin, je ne me suis pas levé... d'ailleurs, ça se voit
        - ah ! je me disais

Le marchand de couteaux :
        - Qu'il soit court ou long
           Qu'il soit beau ou moche
           Qu'il soit cher ou pas cher
           Chez moi, tout coupe comme un rasoir
           Chez moi, la Croix du Berger, c'est français
           Chez moi, on rigole pas
Un conseil : n'essayez pas de blaguer ou gare... ça coupe, ça fend, ça perce !

Un homme SDF manifestement maigre de celui qui est bien atteint par l'alcool, la mauvaise hygiène de vie, sans âge réel... on pourrait lui donner 50 ans comme 60 ans, amis il pourrait tout aussi bien en avoir 40.
Il a mis un nez rouge de clown sur son nez et il interpelle toutes les femmes seules de tout âge :
          - je suis à la recherche d'une femme riche ; c'est pas vous ?
En général, il reçoit en retour des rires, des sourires, pas d'agressivité, ni de peur...

2010-08-08

2010 08 07 samedi

Brèves de marché :


Une très vielle femme et son fils de soixante ans environ presque qu' arrivés en haut de la côte du foirail :
"Mildiou ! on n'a pas acheté de pommes de terre
- c'est pas grave, on fait des frites aujourd'hui
- heureusement qu'on n'a pas décidé de faire des patates !"


rencontre de deux hommes la cinquantaine :
"Bonjour, Paul, ça va ?
- ça va, ça va, oui, ça va - puis sur un ton excédé - oh ! ça va !"
Et le Paul en question continue son chemin,
laissant son "collègue" statufié




"allez ! la jeunesse avachie, on avance !"
je me retourne ; cette phrase exaspérée sort de la bouche d'une femme d'un peu plus 60 ans à ses petits-enfants, ados aux épaules enroulées, le pas traînant, le visage fermé.... Sûr qu'"on" a osé les sortir du lit pour aller sur le marché !


Ce dessin a été réalisé par Lolmède un fameux dessinateur qui croque merveilleusement... Entre autres, il a réalisé toute une série de dessins sur le marché de Figeac : là, c'est la fromagerie Bonal : il y a toujours une queue qui semble infinie, mais en fait on n'attend pas, parce que tout en plaisantant avec les uns et les autres, le patron débite, puis c'est emballé, pesé et tarifé par la serveuse juste à côté, puis une autre reprend pour encaisser : une superbe organisation...

allez faire un tour du côté du site de Lolmède = un régal autant que le fromage Bonal ! lewub.com/lolmede

2010-08-04

2010 08 04 mercredi


Ce matin, grande forme...  intellectuelle, un peu ramolotte des jambes (rando et piscine d'hier ? peut-être). Il fait grand beau et j'attaque la lessive de mon "lit", ainsi que l'étude d'un vieux livre sur Figeac de 1829. ça me passionne et je ne prends même pas garde aux nuages apportés par le vent d'ouest. c'est seulement quand je descends à la piscine que je m'en aperçois vraiment...

Puisqu'il ne fait pas beau, non sans plaisir, j'attaque le montage d'un petit meuble (genre étagère) que j'ai acheté hier. Je souris au pictogramme habituel :



C'est toujours un homme qui sait monter les meubles en kit ; il a tout de suite le sourire niais : "fastoche pour moi !", que l'on peut traduire par : "c'est trop d'la balle"... vous en voulez un autre ?


Mais parfois il a l'air de celui qui réfléchit, histoire de nous dire à nous, les nanas : " déjà que pour nous, c'est balèze (balèze... chaque fois que je prononce cet adjectif, cette phrase me vient à l'esprit : "Marie-Thérèse qui rit quand on la baise..." ) ; alors pour vous les filles, j'dis pas"...

Eh bien ! on va voir ce qu'on va voir, je vais le monter seule.... panneau D : clou-marteau pour amorcer le pas de vis, cale-vis-tournevis X 4 Retourner le panneau D comme une crêpe : ouf ! pas besoin de le faire sauter ! il est un peu lourd... nouveau pictogramme : il faut être deux... hommes pour la suite... pour tenir un panneau debout... mon frigo vaut une personne. A moi les panneaux B perpendiculaires au panneau D : tournevis, car tout est prévu pour les bloquer... Ensuite, prendre le panneau isorel E,  l'ouvrir en deux comme si ce n'était pas évident et le glisser dans les rainures prévues.... avec délicatesse, douceur, tendresse (les femmes savent faire cela mieux que les gars, non ?) et bloquer le tout avec le panneau A qui vient dessus et voilà le cadre du meuble : un superbe rectangle en 3 D. Ne pas oublier de tout bloquer...


Waouh ! ça prend forme ! reste à visser des "soutiens-étagère" dans les trous prévus. Je connais des systèmes plus simples : hop ! une petite fiche, un coup de marteau et pose de l'étagère et ça tient ! Sauf que là, c'est fait exprès, je vous le dis, c'est un truc à vis... pour avoir plus facile, je bascule mon rectangle pour visser à plat, le sol formant ainsi la résistance.... sauf qu'il a vraiment envie de résister, j'utilise toute ma force, toutes mes forces sur les 4 vis et je bloque les 4 fois, ça tourne dans le vide ! Je rajoute mon poids dans mes bras (façon de dire... des kg, pas de problème, j'ai ce qu'il faut...) et je cale : au bout d'une demi-heure, j'ai des bras schamallows, guimauve, caramel mou... que faire ?

J'appelle Sylvain, un ami : "Sylvain, Elisa se pensait forte, maligne, suffisante... (juste pour le montage d'un meuble, pas plus !...). et Sylvain vient et Sylvain dit : "ah ! il reste que cela ; ça va être vite fait" et il prend le tourne-vis et les charmantes petites vis lui résistent tout autant... ouf ! mon honneur est sauf ! Il me demande un autre tourne-vis... changement de tournevis et les petites bêtes résistent toujours... Je dis que peut-être, j'ai dû commencer un  peu de travers, alors il devrait faire l'autre côté... Je lui propose de tourner le meuble pour se servir de nouveau de la résistance du sol, il me dit : "non, ça devrait aller debout" ET ÇA MARCHE TOUT SEUL (comme si les vis marchaient...) ; il visse de l'autre côté et sans la résistance du sol,
ÇA MARCHE AUSSI

Allez comprendre quelque chose, c'est fait exprès pour m' embêter !

En tous les cas, j'ai maintenant un petit meuble près de l'évier comme je voulais....

Pour me consoler, je vais au cinéma à la séance de 18 h ; je ne sais pas ce que je vais voir = surprise !
et pour une surprise, c'est une bonne surprise :

                                le titre :



                                  le synopsis officiel :
Producteur de télévision parisien à succès, Joachim avait tout plaqué - enfants, amis, ennemis, amours et remords - pour repartir à zéro en Amérique à l’aube de ses quarante ans. Il revient avec une tournée de strip-teaseuses «New Burlesque» à qui il a fait fantasmer la France… Paris !
De port en port, l’humour des numéros et les rondeurs des filles enthousiasment les hommes comme les femmes. Et malgré les hôtels impersonnels, leurs musiques promise. Un bref aller et retour dans la capitale s’impose, qui rouvre violemment les plaies du passé...d’ascenseurs et le manque d’argent, les showgirls inventent un monde extravagant de fantaisie, de chaleur et de fêtes. Mais leur rêve d’achever la tournée en apothéose à Paris vole en éclats : la trahison d’un vieil «ami» fait perdre à Joachim la salle qui leur était acquise...



un vrai bonheur, ce film d'Amalric, du burlesque comme le spectacle proposé par les filles au physique opulent et aux  noms de chanteuses de cabaret ou de catcheuses : Mimi Le Meaux, Kitten on the Keys, Dirty Martini ... -






ça déménage, ça ravive la fièvre du music-hall, on assiste à des numéros avec plumes et strass, véritable satire des shows ; on suit la vie de la troupe de port en port, d'hôtel en hôtel, troupe sulfureuse, mais tendre et drôle, des dialogues succulents du  style :
échange entre Amalric et la caissière d'une station-service :
            « Vous faites quoi dans la vie ?
             - On s'en fout.
             - Et là, vous allez où ?
             - Je vais tuer quelqu'un.
             - Vous avez de la chance. Ça doit faire du bien, Vous avez ce qu'il vous faut ? car j'ai une lime à ongles si vous voulez ?"...




En conclusion, un très bon moment... ça fait du bien !


les photos, c'est pour donner envie, il manque la musique, mais vous allez y courir.... restez jusqu'au bout du générique... ça vaut d'ailleurs pour tous les films...